Henri Bergson: philosophe français, né et mort à Paris (1859-1941)

samedi 17 juillet 2010

Vacances entre parenthèses.

Il a fallu un débat très important, ayant cours actuellement dans le milieu de la science, pour m'obliger à sortir de mes vacances estivales et intervenir sur mon blogue.


Darwin et Création biblique : pourquoi les opposer ?

Pourquoi cherche-t-on à opposer deux concepts expliquant deux réalités différentes : Ceux de la création biblique par rapport à l’évolution darwinienne ?

Depuis un certain nombre d’années, j’observe le débat opposant les tenants de la thèse darwinienne de l’évolution excluant toute intervention, de quelque nature que ce soit d’ordre divin. Et de l’autre côté, les gens croyants exclusivement à la thèse de la création de l’univers et tout ce qu’il contient y incluant l’être humain, le tout en six jours comme le raconte le récit dans le livre de la Genèse, le premier livre de la Bible. Ces créationnistes excluent toute idée d’évolution de l’environnement tout comme celle des êtres.

C’est du moins ce que laissent sous-entendre les questions posées lors d’un sondage publié et commenté dans le quotidien montréalais Le Devoir, vendredi le 16 juillet 2010 sous le titre « Le créationnisme, une affaire d’Américains…et d’Albertains » sous la plume d’Hélène Buzzetti.

D’entrée de jeux la journaliste évoque cette dualité, presque pour en faire une antithèse : « Entre Dieu et Darwin, les Canadiens choisissent le scientifique lorsque vient le temps d'expliquer l'origine de la vie. Leurs voisins du Sud, eux, préfèrent la théorie de La Genèse »

Ce qu’il faudrait savoir au préalable, concernant le récit de la Genèse, selon l’approche théologique historico-critique, c’est que nous sommes face à un livre, dont les 12 premiers chapitres présentent des récits qui n’ont pas pour but de décrire le début de l’existence de l’univers et de la vie. Mais par une approche poétique, ces livres veulent démontrer que tout ce qui vit sur Terre et peut-être ailleurs dans l’univers ne saurait exister sans une volonté qui lui soit extérieure et indépendante. Pour les croyants appartenant aux religions monothéistes, cet Être c’est Dieu, que l’on nomme de diverses façons selon la religion : Yahvé, Jéhovah, Allah, Je-Suis-Celui-qui-Est, et peut-être d’autres qui échappent à ma connaissance.

Que des gens n’ayant aucune foi en un être divin rejettent toutes références à Dieu dans le processus de l’origine de l’univers, de la vie sur Terre et de la création de l’être humain, c’est une conclusion normale dans leur raisonnement d’athées, et il faut respecter cette position. Cependant j’ai toujours une question à leur poser : si l’existence de Dieu n’est pas scientifiquement prouvable, comme on le prétend dans vos milieux, le contraire ne l’a pas été davantage non plus. Alors comment peut-on scientifiquement parlant, affirmer la non existence de Dieu en l’absence de preuves ?

A contrario, il y a des croyants qui rejettent du revers de la main la théorie des origines des espèces et de la vie selon Darwin. Holà attention : si l’être humain est doté d’une raison, c’est pour s’en servir, et s’en servir entre autres de manière scientifique, avec toutes les méthodes rigoureuses que la science s’est données au fil des siècles. Est-ce que la foi en Dieu exclue arbitrairement le recours aux méthodes scientifiques pour nous expliquer le comment des choses ?

Jamais de la vie !

Car voyez-vous, cette opposition existant entre la création avec Dieu et l’évolution sans Dieu est appuyée en grande partie sur une confusion des genres. Comment différencie-t-on ces genres ? La science (Darwin) sert à expliquer le comment des choses. La théologie (création avec Dieu) a pour but quand à elle d’en démontrer le pourquoi aux côtés de la philosophie. La science démontre la mécanique de la vie, alors que la théologie donne un sens à la vie, et la philosophie recherche ce sens tout comme la vérité. Alors il n’y a aucune raison valable pour les opposer. Et quand aux personnes qui cherchent à le faire, il faudrait se demander jusqu’à quel point elles sont conscientes ou non de la différence des genres que nous venons d’expliquer.

Que reste-t-il alors comme solution, sinon que de rechercher une conciliation entre les deux thèses ? Car si l’on admet que nous sommes face à deux genres expliquant des réalités différentes tout en ayant des objectifs et méthodes qui diffèrent, il peut alors exister une voie pour les faire coexister en éloignant une fois pour toute des disputes n’ayant aucune raison d’être.

Je dois avouer que cette question m'habite et me préoccupe depuis très longtemps. Je n’ai certainement pas dit mon dernier mot sur le sujet.

Mais puisque nous sommes en plein été, temps de vacances et de détente, je ne peux m’empêcher de terminer cette sortie de pause estivale sur une note d'humour.

Je vous recommande donc cette vidéo sur Youtube et je suis persuadé que si Darwin voyait cela, il réécrirait sa théorie de l’évolution !


De Soulanges au Québec

En ce samedi le 17 juillet 2010

Normand Perry

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