Henri Bergson: philosophe français, né et mort à Paris (1859-1941)

vendredi 26 août 2011

Enterrer la hache

Le rapport présenté par Bernard Drainville ce jeudi 25 août, « Redonner le pouvoir aux citoyens » contient à mon sens les atouts majeurs d’une relance de la ferveur indépendantiste dans la population québécoise, tout autant qu’une force d’attraction assez grande visant à réunifier toutes les tendances du mouvement sous un même chapeau d’action politique. Et avez-vous remarqué une chose dans ce rapport et les dix recommandations qu’il comporte ? Les voici :

1. Élection du premier ministre au suffrage universel.

2. Élections à date fixe.

3. Instauration d’un processus de référendums d’initiative populaire.

4. Organisation d’un référendum sur le mode de scrutin.

5. Instauration d’un jury citoyen chargé d’évaluer le travail des parlementaires, allant jusqu’à la possibilité de révoquer le mandat d’un parlementaire.

6. Assouplissement considérable de la ligne de parti.

7. Instauration d’une assemblée publique obligatoire dans chacune des circonscriptions du Québec au terme de chacune des sessions parlementaires.

8. Création d’un poste de vérificateur général national (VGN).

9. Obligation de fournir un portrait clair des finances publiques six mois avant les élections (à date fixe).

10. Plafonnement des dons aux partis politiques à 100 $ par personne.

En nulle part dans ces recommandations la question nationale n’est aucunement et explicitement soulevée. Pourtant…pourtant, on sent bien qu’une révolution démocratique s’inspirant de ces 10 points pourrait devenir le terreau fertile de la réalisation du pays à faire émerger. Le fait de donner au citoyen l’espace nécessaire pour qu’il se sente un acteur important au sein de l’appareil démocratique, tout en corrigeant le déficit démocratique dont souffre la classe politique présente, va redonner au citoyen confiance en lui-même, confiance en ces institutions et confiance en nos leaders politiques.

Que l’on me comprenne bien ici : depuis 2005 je m’attaque sur une base constante au Parti québécois parce que je l’ai vu se diriger vers un éloignement progressif et toujours plus grand des préoccupations fondamentales de la population en ce qui regarde le fonctionnement démocratique au Québec. Ce constat vaut également en ce qui regarde la question nationale. Qu’on me relise depuis 2005, et on fera le constat que le temps m’a presque toujours donné raison sur le fond des choses. Le rapport Drainville en fait tout autant.

Alors je le déclare de manière très formelle : si les dix propositions du rapport Drainville deviennent le cœur d’une révolution à l’intérieur du Parti québécois et de nos institutions démocratiques suite à une élection du PQ, alors je prends l’engagement d’enterrer la hache de guerre à l’égard du Parti québécois.

Et de plus, si un changement important devait survenir à la direction même du PQ, par l’avènement d'un nouveau chef ayant la capacité de galvaniser le vote d’une soif de nouveauté au Québec, (il semble que ce soit le cas avec la lecture que nous devons faire des événements du 2 mai dernier sur la scène fédérale et des sondages favorisant l’élection d’un parti qui n’existe même pas encore au Québec), alors cet avènement d’une nouvelle direction politique au PQ pourrait me réconcilier avec PQ.

Je crois important de préciser ici, puisque je suis signataire du manifeste du NMQ, que ce que je viens d’exprimer comme opinion n’engage que moi-même, uniquement, strictement et seulement.

De Soulanges,

Normand Perry.


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