Henri Bergson: philosophe français, né et mort à Paris (1859-1941)

mercredi 17 août 2011

Une méthode qui ne fonctionne pas

Madame Marois,

En tant que signataire du manifeste "Brisons l'impasse" je me permets de réagir à vos arguments présentés hier devant les journalistes, suite à la publication du manifeste sur www.unnouveaumouvement.org

L'un de vos arguments tient au fait qu'après deux tentatives (1980-1995) ayant toutes deux échouées, pour des raisons différentes, vous demandiez que l'on accepte une méthode (gouvernance souverainiste), qui a toutes les apparences du "bon gouvernement" de 1976 et qui n'a aucunement donné les résultats anticipés.

A contrario, je me permets de vous faire remarquer, madame, que la méthode directe et sans détour, d'une élection décisive, elle n'a jamais été essayée de quelque manière que ce soit. Les péquistes n'ont jamais voulu tenter l'aventure ayant trop peur de froisser des fédéralistes, mous ou durs, en proposant des méthodes pour les amadouer. Or, il s'avère qu'après deux échecs référendaires cette méthode a faite la preuve que ce chemin n'est pas celui que nous devons emprunter. Un vieux principe philosophique tout autant que mathématique affirme depuis des millénaires que le chemin plus court entre deux point est, était et sera toujours la rectiligne.

Je me refuse donc de me rendre à votre argumentaire. Je ne crois pas non plus que les indépendantistes proposant une méthode d'accès à l'indépendance du Québec qui soit franche, claire, directe et sans "fla fla" sont des gens qui cherchent la division au sein du mouvement. Ce que nous cherchons c'est un pays, et un pays qui émergera d'une méthode d'accès n'ayant jamais été mise à l’essaie.

Vous nous demandez de revenir au PQ pour discuter? Au temps où j'y étais, plus souvent qu'autrement on me demandait de manière subtile de me taire pour respecter une ligne de parti. En tant que penseur, personne et encore moins un parti politique ne m'obligera à me taire. En démocratie la liberté de pensée et d'expression est sacrée et au PQ on semble avoir oublié ce principe fondamental.

Pour me faire revenir au PQ il y a beaucoup de montagnes à abattre et de vallées à combler. Et la première montagne qui fait obstacle à un retour, est une direction inspirante pour la majorité des québécois. Le mouvement à besoin d'un leader inspirant, et la tendance dans les sondages indiquent depuis plusieurs mois que ce leadership n'inspirent à peine plus que le taux de popularité du premier ministre actuel. C'est un obstacle majeur à l'espérance dont les indépendantistes ont besoin pour être unis derrière un seul et même véhicule.

De Soulanges,

Normand Perry

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Seuls les commentaires et critiques signés (identifiés) par leur auteur seront publiés.