Henri Bergson: philosophe français, né et mort à Paris (1859-1941)

vendredi 14 septembre 2012

La LNH en lock-out dès le 15 septembre?



 Bon débarras!

Oui, bon débarras de notre télévision de ce sport où les bagarres sont toujours en vigueur, où les coups de hockey vicieux ne sont pas assez punis, où les coups à la tête des joueurs démontrent qu'il n'existe aucun respect entre collègues de travail, où l'esprit de compétition sportif a fait place au "plus fort la poche monétaire" qui l'emporte sur n'importe quelle autre considération.

Peut-être ce lock-out de la LNH serait une excellente occasion par ailleurs de créer une Ligue canadienne de hockey en rapatriant notre coupe Stanley ici et que ce sport, qui pourrait être noble et beau, pourrait enfin regagner ses lettres de noblesses dans une réglementation où les joueurs auraient l'obligation de respect entre eux. Le hockey aurait beaucoup à apprendre du Baseball en cette matière par ailleurs.

En attendant, le lock-out appréhendé de la LNH sera une excellente occasion de purifier l'air dans ce qui n'est plus un sport à mon avis.


Normand Perry

Billet également publié sur: 
Le Globe 
Le Huffington Post Québec

dimanche 26 août 2012

Partir pour la Lune...

L'équipage d'Apollo XI: Neil Armstrong, Michael Collins et Buzz Aldrin. 
Photo: NASA



Hommage posthume à Neil Armstrong et 
à tous les héros de l’exploration spatiale

Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins, qui formèrent l'équipage d'Apollo XI,  ont été à notre époque contemporaine ce que furent respectivement Christophe Colomb et Jacques Cartier à la leur : des explorateurs de mondes inconnus, traversant des frontières jusque-là jamais explorées par l’humanité, avec l’espoir d’y trouver un monde nouveau et vivable.

La chose qui différencie Neil Armstrong et son équipe par rapport aux explorateurs de nouveaux mondes que furent Colomb et Cartier, c’est qu’ils savaient avant leur départ en direction de la Lune qu’il n’y trouverait pas de vie intelligente. Mais s’ils y sont allés, c’était pour ouvrir à l’humanité des perspectives nouvelles sur l’univers, dont les télescopes super puissants nous révèlent aujourd’hui un foisonnement d’exoplanètes où la vie, possiblement intelligente, existe peut-être.

Si Neil Armstrong a fait ce « petit pas » dans l’exploration de l’univers pour faire avancer d’un « bond de géant » l’humanité vers de nouvelles contrées, celles-ci restent encore à découvrir, à explorer, et qui sait, y habiter peut-être un jour comme espèce vivante et intelligente, mais encore très singulière à notre connaissance dans ce vaste espace qu’est notre galaxie, la Voie lactée, des milliards d’autres galaxies, et de cet espace infiniment profond et presque sans limites qu’est l’univers.

Lorsqu’on s’y arrête pour y penser, il est vrai que des femmes et des hommes risquent leur santé et leur vie pour des guerres dont les motifs, aussi « bons » soient-ils ne peuvent expliquer la raison d’être de n’importe quelle guerre. Mais le courage déployé par les explorateurs de l’univers a lui un sens pour des motifs raisonnables et c’est celui de la survivance de l’espèce humaine.

Lorsque l’on connaît l’Histoire de l’exploration spatiale, et le lot de tragédies humaines qui y ont été vécues (pensons à Apollo I ou aux navettes spatiales Challenger et Columbia plus récemment), on n’a pas idée de la dose de courage dont il faut être pourvu pour s’aventurer ainsi dans l’exploration de l’inconnu qu’est l’univers. Pourtant, ce sont probablement les mêmes motifs ayant poussé Colomb et Cartier vers l’inconnu de leur époque. Et il devient d’autant plus urgent, en ces heures sombres au plan climatique et écologique confrontant l’humanité en ce moment, que nous trouvions le plus tôt que possible d’autres contrées où cette humanité pourra survivre à une destruction devenue inévitable de son habitat actuel qu’est la Terre. D’où l’importance vitale des programmes spatiaux.

Un jour nos descendants prendront conscience jusqu’à quel point ils sont tellement redevables de ce « petit pas » de Neil Armstrong sur la Lune, parce qu’en réalité il s’agissait véritablement d’un « bond de géant » dans un courage totalement désintéressé.

Normand Perry

Ce texte est également publié sur:

Le Globe

dimanche 5 août 2012

D'une équipe de rêve il peut jaillir un véritable tonnerre.

Madame Marois,

Alors que je vous entendais discourir dans Gouin (via le web) il m’est revenu à l’esprit mes sorties orageuses à votre propos depuis 2007.

Je ne crois pas utile de rappeler jusqu’à quel point j’ai rué dans les brancards pour exiger votre départ.

En tout temps et en toutes circonstances je n’avais qu’un seul objectif à l’esprit : l’intérêt supérieur de la nation québécoise.

Puis les élections québécoises furent déclenchées le 1er août dernier.

Sachant celles-ci s’en venir, et au nom de ce même intérêt supérieur de la nation québécoise, j’ai pris la décision de me rallier, et à mes risques et périls, j’ai fait connaître ma position publiquement afin de donner un signal auprès de mes lecteurs. Et qu’importe ce que l’on voudra bien dire chez les commentateurs, j’ai la conscience tranquille tout simplement parce que je m’assume.

Voici le texte de mon appel au vote stratégique publié sur ce blogue.

Pour le bien du Québec je souhaite sincèrement l’élection du PQ avec majorité le 4 septembre prochain.

Pour ce même bien du Québec il est souhaitable que le pays indépendant devienne réalité avant le prochain rendez-vous électoral.

Je crois qu’il est inutile de vous dire que le PQ aura sur ses épaules dès le 4 septembre prochain le fardeau de réaliser ce rêve de tant de concitoyennes et concitoyens.

Vous avez une équipe de rêve certes, et je dirais même une équipe du tonnerre comparable en qualité à celle de Jean Lesage qui comptait dans ses rangs nul autre que René Lévesque.

À tous vos candidates et candidats et à vous-même, bonne chance madame Marois,

Normand Perry.

dimanche 29 juillet 2012

De l’idéal visionnaire au pragmatisme inéluctable

Constat

Alors que tout le Québec se trouve à l’aube d’une campagne électorale au crépuscule de cette belle saison estivale; alors que la majorité des vacanciers ont l’esprit et le cœur à la détente, aux activités familiales, à la pratique de divers sports et loisirs propres à l’été tout en ayant les préoccupations politiques au rancart des oubliettes — ce qui est tout à fait normal pour ce temps de l’année pour le citoyen méritant repos et ressourcement —, il semble bien que les caprices machiavéliques d’un premier ministre calculateur va plonger, contre son gré, le peuple québécois dans une élection précipitée. Malgré tout, celle-ci est devenue tellement nécessaire vu l’usure à la corde d’un gouvernement qui n’a d’intérêt que celui de ces petits amis et qui se trouve au cœur même, présumément, de tous les soupçons de collusions et de corruptions au Québec (dont plusieurs enquêtes en cours feront très bientôt la démonstration publiquement, mais dont on sait très bien les tenants et aboutissants grâce au travail extraordinaire de plusieurs journalistes au cours des dernières années). Et c’est sans parler du climat de chaos social du printemps dernier qui fut créé par du pur calcul électoraliste de ce même gouvernement sans envergure, lui qui qualifiait un tel scénario de grotesque. Et qu’est-ce que Charest se prépare à faire?

Il faut se réjouir tout de même du réveil démocratique que le mouvement étudiant a suscité au Québec durant ce même printemps. Et le premier fruit de ce réveil, sera vraisemblablement une participation massive des jeunes aux élections, ce qui a fait cruellement défaut au Québec depuis une bonne décennie, si ce n’est davantage. Mais il faut que ce réveil démocratique fasse lever toutes les générations québécoises, les rendent consciente du poids immense de la participation de chaque électeur, non seulement le jour du vote, mais d’abord et avant tout durant la campagne électorale. Pour qu’un vote puisse être significatif, il doit être intelligent! Et pour qu’un vote soit intelligent, il faut surtout percer l’image publique qui nous est offerte dans les médias d’informations et réseaux sociaux des politiciens. En ce sens  le devoir d’un électeur est de faire l’analyse en profondeur et le bilan du gouvernement sortant, du programme de chacun des partis politiques offrant une alternative gouvernementale crédible. Et pour pousser cette logique plus loin que nécessaire, le citoyen responsable devrait, en plus d’accomplir son devoir démocratique, sensibiliser son entourage de l’importance de ce devoir individuel et collectif. N’oublions jamais que dans plusieurs pays du monde, on se bat et on meurt pour l’instauration d’une démocratie véritable : ne nous laissons pas voler ici cette démocratie par de petits groupes d’intérêts cherchant à distraire la population de ces droits et devoirs fondamentaux. Ce sont ces mêmes petits groupes d’intérêts à qui profitent, la plupart du temps, la faiblesse d’une démocratie où le citoyen est devenu blasé, voir écœuré, du cynisme machiavélique de certains acteurs de l’arène politique.

Enjeu électoral majeur

Sortir le PLQ du pouvoir tout en empêchant la CAQ d’y accéder est le principal objectif du scrutin électoral à venir au Québec. Après trois mandats totalisant 10 années au pouvoir, le PLQ est archi usé du pouvoir comme à peu près tous les citoyens consciencieux le savent et comme nous l’avons indiqué d’entrée de jeu dans cette réflexion.

Le programme de la CAQ et de son chef François Legault ne proposent qu’une vision managériale du Gouvernement du Québec, en s’imaginant que seul des gens provenant du milieu des affaires sont en mesure d’offrir à la population ce dont elle a fondamentalement besoin : une vision fondé sur un projet de société à long terme. Or nous le savons très bien, le monde des affaires n’a surtout pas comme moteur une vision à long terme, c’est le profit à tout prix et tout de suite que l’on recherche, la vision à long terme est quelque chose de très étranger à la philosophie de la plupart des dirigeants d’entreprises du capitalisme néolibéral.  Le Québec n’est pas une entreprise privée, les citoyens ne sont surtout pas ni des employés, ni des fournisseurs de l’État. C’est malheureusement avec cette vision des choses qu’arrivent en politique des gens comme François Legault tout comme Jean Charest et leurs semblables affairistes. C’est sans parler de l’évacuation entière de la question constitutionnelle. Si on peut dire de Jean Charest qu’il est carrément à genoux devant Ottawa, François Legault y arrive à plat ventre. En réalité François Legault tente le tout pour le tout pour tenter de miser sur une « écoeurantite » aigüe d’une frange de la population pour gagner des points par rapport à cette question. En réalité, le programme de la CAQ en cette matière en est une d’imposture et par surcroit ce programme est totalement vide de quelque substance que ce soit. Ce dont le Québec a besoin ce n’est pas une thérapie de « plasters » mais d’une colonne vertébrale!

Dans un autre d’idée, s’il y en a au Québec pour s’imaginer que l’on met fin à une crise sociale de grande ampleur en instaurant un état policier répressif, ils errent en essence tout comme de manière pratique. En essence parce que des organismes internationaux tels que l’ONU et Amnistie Internationale ont vivement reproché au gouvernement de Jean Charest sa manière de gérer la crise étudiante (qu’il a lui-même provoqué), et en ce sens la loi 78 vient de connaître un premier revers au Québec face à l’avis de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse le 19 juillet dernier; sans oublier le Barreau du Québec qui y allait de grandes réticences face à l’adoption de cette loi le 18 mai dernier.  Malgré tous les avis contraires en provenance d’organismes internationaux dont la crédibilité n’est plus à faire tout comme d’organismes québécois tout aussi crédible, Charest continue de défendre cette loi infâme!  A posteriori dans un tel contexte, on a grand peine à s’imaginer que les tribunaux qui auront à statuer sur cette loi 78 aillent à l’encontre de tout ce que venons d’énumérer. Au plan pratique, et on a en eu d’amples illustrations sur le terrain, les interventions policières répressives n’ont fait qu’empirer l’état de la situation. Il faut donc en conclure la chose suivante : que le PLQ demeure au pouvoir pour un autre terme de quatre à cinq ans risque de plonger le Québec dans un état de crise sociale profonde et permanente. On peut avoir grand peine à s’imaginer que telle est la direction vers laquelle veut se diriger le peuple du Québec à long terme.

Alors si je peux conclure cette section en ayant recours au langage du Baseball où je suis arbitre, mon jugement est le suivant : la CAQ est foul ball tandis que le PLQ est strike out !
Pragmatisme inéluctable

Si nous étions dans un système démocratique où le vote proportionnel était chose normale, nous n’aurions aucune question à nous poser pour savoir comment se débarrasser d’un gouvernement supposément corrompu : nous voterions pour le parti d’opposition qui nous semble le plus représentatif de nos idéaux pour former un prochain gouvernement. Mais tout le problème de notre système démocratique nominal à un seul tour est justement là : nous sommes face à une urgence nationale et il faut que le Québec change radicalement de direction à sa tête et de direction dans le sens de son avenir. Idéalement une solution de rechange pour provoquer ce changement de direction que nous venons d’évoquer aurait été une union stratégique préélectorale entre le Parti québécois, Québec solidaire et Option nationale. Or, selon certains intervenants dans ce dossier de ce  Front uni, il semble que le temps manque pour ficeler un tel projet, ce qui aurait été dans les circonstances, l’idéal pour tous les québécoises et québécois. Il faut d’ailleurs saluer le pacte de « non-agression » signé au cours des derniers jours entre Québec solidaire et Option nationale, où dans deux circonscriptions les deux partis s’entendent pour ne pas présenter de candidat là où l'autre parti en a un. C’est ce qui aurait fallu faire dans toutes les circonscriptions du Québec entre le PQ, QS et ON.

Avec l’imminence du déclenchement des élections au Québec, il ne reste plus qu’une seule voie pour sortir le PLQ du pouvoir et en empêcher l’accès à la CAQ, c’est un appel à la raison et sa logique froide (le pragmatisme inéluctable) d’un vote stratégique. Qu’est-ce que le vote stratégique?

Dit de manière savante le vote stratégique consiste à voter pour la formation politique susceptible de battre la formation politique au gouvernement selon la tendance indiquée par les sondages. Dit de manière plus terre à terre, voter stratégiquement veut dire foutre le gouvernement en place dehors parce que la nation est en danger s'il est en place pendant un autre terme de 4 ou 5 ans. Il faut s'élever à la fois au-dessus de nos convictions et principes les plus chers, et au-dessus de la partisannerie également. Notre patrie coure de graves dangers en laissant au gouvernement le PLQ dirigé par Jean Charest tout comme elle court carrément à sa perte en élisant une formation politique et un chef qui n'ont ni l'un ni l'autre quelque substance que ce soit, et j'ai nommé la CAQ de François Legault.

De l'autre côté, il y a Québec Solidaire, Option nationale et le Parti québécois. En ce qui me concerne, j'ai une grande sympathie pour les deux premiers. Mais puisque les trois n'ont pas été en mesure de s'entendre à ce qu'un seul candidat les représente dans chaque circonscription du Québec, nous sommes forcés de choisir le moindre mal dans le contexte actuel, et ce moindre mal est le PQ. Mais de l'autre côté de la médaille, je vois qu'une formidable équipe de nouveaux candidats prestigieux se présentent pour le PQ dans plusieurs circonscriptions du Québec, les Pierre Duchesne, Léo Bureau-Blouin, André Bouthillier ou Djemila Benhabib, et ils ont des députés qui font un travail extraordinaire comme Bernard Drainville, Véronique Hivon ou Maka Kotto pour ne nommer que ceux-là. On est donc en mesure de penser que le moindre mal que représente le PQ en ce moment doit devenir le choix des électeurs afin de foutre à la porte le plus mauvais gouvernement de l'Histoire du Québec tout en favorisant un dénouement pacifique de l’une de ces plus grandes crises sociales!

Sommes-nous à l’aube d’un jour nouveau sur le Québec?


Normand Perry
Soulanges, 29 juillet 2012

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-Vigile

mercredi 6 juin 2012

Un putsch au PQ et ça presse!



Chers amis, préparez-nous à un long calvaire : Pauline Marois ne veut rien savoir d’une alliance stratégique, cela veut donc dire qu’elle ouvre toute grande la porte, par sa haute suffisance et absence totale d’humilité, au PLQ de former le gouvernement au Québec dès suites d’une prochaine élection générale. Notre noirceur en sera encore plus sombre et ténébreuse que présentement !

C’est tout simplement pathétique. Moi je vous jure que si Charest est encore reporté au pouvoir après la prochaine élection, je songe le plus sérieusement du monde à l’exil. Ce n’est plus vivable ici !

Je lance un appel à tous les péquistes qui espéraient une telle alliance avec QS et ON à entamer maintenant une révolution de palais, un putsch : il faut sortir Pauline Marois de son poste de chef de votre parti, sans quoi elle nous assure la réélection de Jean Charest.

Rien n’indique une tendance à une élection majoritaire du PQ dans les sondages depuis quelques temps, c’est du coude-à-coude, et cela n’augure rien de bon.

Pauline Marois n’a jamais eu, n’a pas et n’aura jamais le jugement critique nécessaire à un leader d’une nation et un chef politique aspirant à la plus haute fonction de l’État, et elle vient d’en faire, une fois de plus, une preuve d’une très grande éloquence.

Il faut éjecter Pauline Marois de son poste et ça presse : c’est une question d’urgence nationale dont l’orgueil de cette dame de béton la rend incapable d’en juger l’acuité ! 

Agissez pour le bien de notre nation en danger.

Normand Perry.

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jeudi 31 mai 2012

Crève pendant que je me goinfre!


Que des gens fassent fortune dans la vie et jouissent de leur bonheur en famille et entre amis je n'ai aucun problème avec ça. On a tous le droit de vivre du fruit de son travail et de partager de son superflu avec qui on veut.

Mais après avoir vu cette vidéo de 2 heures d'une certaine fête chez l'un des plus illustres milliardaires du Québec dans Charlevoix, où ceux qui dirigent le Québec et le Canada depuis les années 1980 jusqu'à nos jours étaient tous réunis autour de ce personnage à l'influence démesurée auprès de ces derniers, j'ai soudainement pris conscience que c'est cette même oligarchie qui, depuis plus de vingt-cinq ans, venant à tour de rôle aux commandes de l'État, nous répètent ad nauseam: "serrez-vous la ceinture, on a des gros problèmes de déficits budgétaires et d'endettement, on doit réduire la taille de l'état, on doit réduire les impôts et les services à la population, et tout le monde doit payer sa juste part"! Est-ce qu'on peut s'entendre que c'est cette maudite bouillie infâme qui est servie au peuple depuis tout ce temps par cette même bande oligarchique, qui pendant ce temps, ce goinfre en nous riant en pleine face?

Après ça on se scandalise que les gens sortent dans la rue casseroles en mains pour demander de les laisser souffler et où l'on puisse avoir la satisfaction d'être en mesure de combler nos besoins primaires dans la vie?

Je ne suis plus capable de voir et d'entendre tout ça, j'en ai un ras-le-bol et  par dessus les oreilles de ce maudit discours fallacieux, alors que ces mêmes gens font tout sauf donner l'exemple! On nous vide les poches et nos comptes de banque pendant qu'eux ne vivent aucune restriction et sont repus. C'est de ces injustices là dont les gens ne sont plus capables, et c'est ce qui s'exprime dans nos rues actuellement!


Normand Perry.

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samedi 26 mai 2012

L'heure est grave, pas seulement au Québec.


AnarchoPanda (un philosophe)  dans une entrevue au journal LeDevoir ce matin, nourrit ma propre réflexion sur ce qui se passe au Québec certes, mais partout ailleurs dans le monde.


Cette crise qui se vit partout dans le monde je l'avais pressenti dès les lendemains de la chute du Mur de Berlin. 


L'Occident ayant clamé son triomphalisme à la vue de la chute de l'empire soviétique, puis la proclamation du Nouvel Ordre Mondial de George Bush père, je savais dans mon for intérieur que dans vingt à vingt-cinq ans de cette époque, le triomphalisme du capitalisme néolibéral allait conduire le monde à sa perte et au chaos. 


Exactement 23 ans après la chute du Mur de Berlin, non seulement mon intuition de 1989 s'est avérée fondée, mais je suis littéralement dépassé par l'ampleur du chaos universel causé par l'individualisme égocentrique de l'humain, et de son pendant économique et totalement abjecte du capitalisme néolibéral. Et si on ne trouve pas une façon, en tant que race humaine d'éliminer le capitalisme néolibéral, alors c'est l'humain qui sera éliminé par lui. L'heure est très grave, et l'heureuse prise de conscience des peuples qui se lèvent partout dans le monde me nourrit d'un peu d'espérance. Espérons que ce ne soit pas en vain.




Normand Perry.

Philosophe, communicateur.

Animateur à Radio Ville-Marie.

dimanche 20 mai 2012

A l'oppression il faut opposer les Béatitudes.

Quand l'oppression semble vouloir s'abattre sur des individus et un peuple, la pire façon de vouloir s'en défendre est d'imiter l'oppresseur dans son attitude violente et répressive. A l'oppresseur pour le désarmer il faut opposer la sérénité, le calme, le pacifisme. De grands noms dans l'histoire récente démontrent que la non-violence est l'unique manière d'arriver à établir ce qui est juste, à établir ce qui est vrai, à établir de l'humanisme pacifique. Je pense entre autre au Dalaï-Lama qui en est un exemple vivant, je pense au Mahatma Gandhi, je pense à Martin Luther King. On pourrait allonger la liste bien longuement, mais je crois que ces trois exemples contemporains suffisent à faire comprendre qu'il faut s'inspirer de tels leaders de l'histoire si l'on veut arriver à établir nos sociétés sur des bases d'équité et de démocratie.

Depuis quelques jours, pour m'aider à percevoir la lumière et la paix malgré toute la révolte grondant au fond de mon coeur, je repasse en méditation jour après jour un texte que je considère comme fondamental pour développer une attitude positive et gagnante. Ce texte est un discours prononcé il y a près de deux mille ans par Jésus de Nazareth, un discours que l'on nomme le "discours des Béatitudes", que l'on retrouve dans la Bible. Je reproduis ici le texte provenant de l'Évangile de St-Mathieu, au chapitre 5, versets 1 à 12;   38 à 48 inclusivement.


01 Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent.
02 Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
03 « Heureux les pauvres de coeur :le Royaume des cieux est à eux !
04 Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
05 Heureux ceux qui pleurent :ils seront consolés !
06 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice :ils seront rassasiés !
07 Heureux les miséricordieux :ils obtiendront miséricorde !
08 Heureux les coeurs purs :ils verront Dieu !
09 Heureux les artisans de paix :ils seront appelés fils de Dieu !
10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice :le Royaume des cieux est à eux !
11 Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
12 Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.
(...)
38 Vous avez appris qu'il a été dit : Oeil pour oeil, dent pour dent.
39 Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre.
40 Et si quelqu'un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
41 Et si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
42 Donne à qui te demande ; ne te détourne pas de celui qui veut t'emprunter.
43 Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
44 Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
45 afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
46 Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
47 Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
48 Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.


En ces jours troublants, je me dis que si mon coeur peut puiser dans ce texte et ou de l'exemple des leaders que j'ai évoqué plus haut un modèle de pacifisme et de non-violence, j'ai aussi la consolation qu'à terme la victoire contre l'oppression en sera d'autant plus honorable, permanente et grandiose.

Normand Perry

jeudi 17 mai 2012

Raison d’état et urgence nationale


Après le coup de force annoncé par Charest à l’endroit de la jeunesse du Québec en lui crachant au visage, les québécois aujourd’hui plus que jamais doivent se débarrasser de ce régime dictatorial.

Pour que l’on puisse se débarrasser de ce régime, il faut offrir aux québécois une force unie aux prochaines élections. Cette force unie elle peut émerger d’une union stratégique des trois partis politiques indépendantistes : le Parti québécois, Québec solidaire et Option nationale.

Après une décennie de ce pire gouvernement de toute l’histoire du Québec, le peuple québécois doit en être libéré !

Parce que la raison d’état doit maintenant plus que jamais prévaloir et l’urgence nationale qu’elle commande, je viens de prendre la décision de ne pas me présenter comme candidat sous aucune bannière que ce soit, tant et aussi longtemps que les trois partis politiques indépendantistes mentionnés plus haut n’auront annoncé un accord sur une union stratégique nationale. Il ne s’agit pas d’un appel au vote stratégique, il s’agit d’une union stratégique, afin que l’on puisse retrouver dans chacune des circonscriptions du Québec un seul candidat des trois partis en question. Parlez-vous ouvertement, parlons-nous en mettant en commun ce qui peut faire la force de la nation québécoise et son émergence au concert des nations libres, souveraines et indépendantes.

Il faut que chacun des dirigeants de ces trois partis prennent la mesure de ce qui ce passe au Québec et mettent de côté leurs différents pour éliminer de la carte électorale du Québec le PLQ lors de la prochaine élection, un parti politique qui n’a « plus la légitimité de gouverner le Québec », selon la récente déclaration de Claude Béland. Que l’on entende la voix de sagesse de cet homme jouissant d’une très grande crédibilité et que l’on prenne les moyens pour que nous puissions libérer le peuple du Québec de ce joug de corruption.

Normand Perry.

mardi 24 avril 2012

Triumvirat


Les lignes qui vont suivre risquent de déplaire à plusieurs, j’en suis conscient, au risque même de m’auto-éliminer comme éventuel candidat aux prochaines élections du Québec. En politique il faut savoir mettre ses intérêts personnels en veilleuse dans le but de faire triompher un idéal. Et la nécessité circonstancielle commande parfois à une certaine « logique » de prévaloir sur la partisannerie. Il y a six mois à peine, jamais je ne me serais cru capable de l’idée que je veux aujourd’hui proposer. Mais les évènements des dernières semaines m’en font arriver à cette dernière.

Un vieux proverbe stipule que « de deux maux il faut choisir le moindre » n’est-ce pas? Et je crois que nous en sommes arrivés à ce point au Québec présentement.

Qui dans le camp indépendantiste veut voir Charest et le PLQ être réélu au Gouvernement aux prochaines élections? Qui dans le même clan est intéressé à voir la CAQ à Legault, un parti sans substance et déjà aplat ventrée devant Ottawa pour au moins les dix prochaines années à devenir l’alternative à Charest et du PLQ au Gouvernement?

L’idée fut maintes fois proposé et discuté en ce lieu de rassemblement idéologique des indépendantistes qu’est Vigile, mais force est de constater que la tendance lourde des sondages au cours de la dernière année indique que l’idée d’indépendance au Québec ne pourra triompher à terme que d’une seule façon : une alliance stratégique entre Option nationaleQuébec Solidaire et le Parti Québécois.

Le premier triomphe d’une telle alliance sera de chasser définitivement du pouvoir Charest et le PLQ et de barrer la route vers ce même pouvoir à Legault et sa CAQ. Si on veut débarrasser le Québec du pouvoir d’influence indu de l’oligarchie et de certains empires, il faut aller vers une telle alliance, c’est une urgence nationale en vue du bien commun de tous les québécois.

Le second triomphe est la marche vers l’indépendance du Québec. Puisque le PQ, QS et ON partage à des degrés divers (pour la méthode) l’accession du Québec à son statut de pays indépendant et ayant par la suite son siège aux Nations-Unis, il faut aller vers une telle alliance, cela est devenu impératif.

Le temps est venu à ces trois partis politiques d’entamer des discussions de coulisse et que chacun s’ingénie à trouver la manière la plus pratique et la plus faisable de faire élire le plus grand nombre de députés visant à former un gouvernement d’alliance nationale indépendantiste. Le système électoral en place présentement oblige chacun à regarder la situation bien en face et en conclure que nul des trois partis en question ne peut prétendre sérieusement être en mesure de former un gouvernement majoritaire lors de ces prochaines élections, pourtant cruciales dans l’histoire du Québec. Comme je l’ai indiqué plus haut, la tendance lourde des sondages depuis un an ne permet pas de penser une telle chose. Et cette tendance lourde laisse présager le pire des scénarios : que le PLQ prenne à nouveau le pouvoir par « accident ». Il me semble que l’accident du 14 avril 2003 et ses dommages collatéraux depuis ont assez duré.

Si dans le droit de Justinien 1er « il faut trois personnes pour faire une société » (Tres faciunt collegium), il faudra au Québec, dans les circonstances actuelles, trois partis politiques en alliance pour faire triompher de son accession au statut de pays indépendant. C’est une nouvelle forme de Triumvirat auquel nous devons tous nous convier pour réaliser notre destin collectif.

Normand Perry
24 avril 2012.

dimanche 22 avril 2012

En ce jour de la Terre...


Pensée du jour: "L'Éducation est à la base de toutes les formes de richesses et pas uniquement monétaire. Richesse humaine d'abord, culturelle, spirituelle, intellectuelle et de conscience.

Et parce qu'elle fait partie des grands trésors de l'humanité, l'éducation ne peut d'aucune manière être monnayé comme de la vulgaire marchandise, puisqu'elle elle est d'une valeur inestimable au plan humain" 


-Normand Perry, en ce Jour de la Terre, 22 avril 2012.

vendredi 20 avril 2012

Tu déshonores tous tes prédécesseurs.

Un premier ministre qui méprise sa jeunesse!


Charest, le mépris que tu as étalé sur la place publique (à l'occasion de l'ouverture du Salon du Plan Nord) à l'endroit de notre jeunesse démontre que tu n'as plus aucun sens de l'honneur, que tu ne mérite ni respect, ni confiance, ni aucune considération que ce soit. Tu es descendu tellement bas dans le mépris que tu déshonores tous tes prédécesseurs. Tu ne mérite tellement plus de respect que je me permets d'employer la deuxième personne du singulier pour t'exprimer mon indignation et mon écoeurement


Fou le camp, tu n'a plus ta place dans le fauteuil de nos honorables premiers ministres du Québec. Et j'ose espérer que ton prochain successeur te réservera dans les anales de l'Assemblée nationale du Québec le même traitement que l'on a fait subir injustement un jour à Yves Michaud, qui lui ne l'avait aucunement mérité. Dans ton cas, c'est tout le contraire, et ce à la face même de toute la population québécoise en ce 20 avril 2012, nonobstant que tu prétendes avoir été cité hors contexte: Aïe! ce n'est pas un journaliste qui a rapporté tes propos dans un journal au lendemain d'une déclaration, tu l'a fait directement à l'écran devant tout le Québec!

Charest, ton temps est terminé, rentre chez-toi et fais-toi oublier d'un public que tu méprises avec autant de désinvolture!

Normand Perry.

vendredi 6 avril 2012

LES SYNDICATS EN APPEL À LA DÉFENSE DU PEUPLE


Cette lettre est adressée à Louis Roy, Réjean Parent, Régine Laurent et Michel Arsenault, respectivement à la présidence de la CSN, la CSQ, la FIQ et la FTQ.

Nous voulons en appeler publiquement à la force que représentent le nombre de vos membres de vos centrales syndicales respectives et la force qu'elles symbolisent publiquement.

Quoique les étudiants en grève (pour faire reculer le Gouvernement de Jean Charest sur la hausse de 75% en cinq ans des frais de scolarité) aient reçu de vos organisations un appui durant le conflit présent, il n'en demeure pas moins que ce  même gouvernement refuse tout dialogue et concession.

Plusieurs de ces futurs diplômés seront membres de l'une ou l'autre de vos centrales syndicales un jour. Tous ces futurs diplômés seront des contribuables qui soutiendront par leurs impôts nos services publics.

Au-delà de la simple question d'augmentation de 75% en cinq ans, c’est le principe même d’accès à tous sans discrimination de revenus ou de rang social qui est en cause, tant en éducation qu’en santé, se trouvant au cœur même des transformations que nous impose par la force le Gouvernement de Jean Charest, et ce sans aucun véritable forum social de quelque nature que ce soit pour faire de tels choix de société.

S’il est vrai que les grandes centrales syndicales ont d’abord le devoir de défendre les intérêts de leurs membres, il est tout aussi vrai qu’elles ont un rôle social fondamental, particulièrement en des heures si sombres où l’oligarchie semble mener la classe moyenne vers une nouvelle forme d’esclavage par une extermination économique sans précédent dans l’histoire de notre nation.

Nous vous demandons d’assumer votre rôle social aujourd’hui plus que jamais, et de vous porter à la défense de la classe moyenne du Québec par un discours fort, tenace, constant, répété. Nous souhaitons voir ce discours accompagné d’un appel à la mobilisation nationale, en débutant peut-être par une journée de grève générale symbolique à la grandeur du Québec. Si un tel symbole était insuffisant pour faire comprendre à ce gouvernement que la cour est pleine, alors votre devoir est de vous solidariser avec le peuple pour prendre des moyens d’action plus intenses et plus forts.

Pouvons-nous compter sur vous tous?

Vous pouvez ajouter votre nom vous-même à ce collectif d'auteurs en vous rendant sur le site web de la lettre et en suivant les procédures forts simples:
http://www.lettre-aux-syndicats.info/

Collectif d’auteurs :

Normand Perry, philosophe et communicateur, Les Coteaux; Pierre Cloutier, avocat à la retraite; Guy Lafrance, musicien; Manon Arsenault, présidente du Mouvement Laval français; Pierre Schneideer, journaliste, auteur et poète; Gilberte Boucher, écrivain et travailleur autonome; Marie-Eve Doré, Préposée aux médias / APRiT de St-Louis-de-Blandford (Association pour la Protection des Riverains et du Territoire); Thibaud de La Marnierre, pigiste, polygraphe, père d’un étudiant, Terrebonne; Ghislaine Caron, enseignante retraitée, Québec; Lucie Mayer, Artiste lyrique et professeure; Ivan Parent, cinéaste; Normand Lebeau, enseignant du français langue seconde et écrivain; Luc Vaillancourt, professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi; Linda Parent, parent, citoyenne et communicatrice; Catherine Bernier, maman-étudiante, Sherbrooke; Pierre-Luc Landry, doctorant et enseignant au collégial; Guylaine Fontaine, professeure au Collège Edouard-Montpetit, Longueuil; Sylvie Bernard, parent, rédactrice, réviseure et auteure, Québec; Manon Ann Blanchard, enseignante; Christianne Valiquette, fière mère de 2 étudiants universitaires, Ste-Rose (Laval); Démie Lecompte, maman à la maison, auteure et artiste; Carla Mathias de Simone, mère au foyer, Longueuil; Claude Boucher, technicienne, mère d’une cégepienne déjà trop endettée; Johanna Alvarez, étudiante en psychologie (UdeM) et mère de 3 enfants, ville Sainte-Catherine; Linda Burgess, parent d’étudiant(e)s, Châteauguay; Lucie Dubois, professeure au Collège Édouard-Montpetit; Vianney Gallant, chargé de cours et parent; Jocelyne Marquis, productrice et étudiante, Montréal; Mathieu Drouin Crête, accompagnateur en loisir, commentateur politique. Patrick René, père au foyer, deux enfants, Longueuil. Marcel Méthot, chargé de cours et parent, Rimouski. Suzanne Bilodeau, citoyenne, mère, chargée de cours, St-Lambert. Benoit Dupuis, Ingénieur, Gatineau. Claudine Simon, coordonnatrice des Alter Citoyens; Isabelle Duchesne, mère de 3 enfants, professeur Cégep de Saint-Hyacinthe. Michel Dion, informaticien, militant et blogueur politique, (Sagard) Petit-Saguenay. Alain Doyon, Électricien, Montréal. Réal Croteau, à la retraite au plan professionnel mais citoyen toujours actif. Danièle Bourassa, technicienne assainissement des eaux du SCFP/FTQ - local 301. Suzanne Caron, Médecin, St-Vallier de Bellechasse. Daniel Roy, C.A., Pierrefonds. Lise Reid, Retraitée, Montréal. Vincent Dionne, étudiant, travailleur, consommateur, électeur et payeur. Jean-Pierre Bouchard, Musicien et compositeur, Jonquière. France-Anne Blanchet, auteure jeunesse. Yvonne Morissette, citoyenne. François, Therrien, manoeuvre construction et informaticien, Montréal. Paul Dumais, enseignant, Montréal. Martin Lavoie, artiste, St-Bruno, Lac St-Jean. Kevin Newbury, Technicien en travail social, Joliette. Louys Patrice Bessette, travailleur autonome. Élie Presseault, étudiant en Études littéraires UQAM, chroniqueur de Vigile.net et syndiqué. Claude Lemay, auteur, Bon-ConseilDaniel Blackburn, Électricien construction F.T.Q. Pierre Couture, ex-professeur, Montréal. Eva Monteiro, animatrice pédagogique et chargée de cours. Sylvie Laprise, représentante, Terrebonne. André Gignac, citoyen. Alain Carbonneau, entrepreneur, Montérégie. Liette Bergeron, professeure de littérature, Cégep de Sherbrooke. Luc B. de Passillé, retraité, St-Augustin-de-Desmaures. Manon Poulin, Professeure, Sherbrooke. Jean Lespérance, brigadier scolaire pour la Ville de Montréal.

*Aux personnes qui veulent ajouter leur nom à ce collectif d'auteur, laisser dans l'espace commentaires votre signature de la manière suivante: "je veux ajouter mon nom à ce collectif: prénom, nom, profession ou titre, ville".

N.B.: Je tiens à exprimer toute ma gratitude à l'endroit de monsieur Bernard Frappier, fondateur et directeur de Vigile, pour avoir publié cette lettre le 6 avril 2012.

mardi 20 mars 2012

La bête à deux têtes

«Ce que je veux c’est votre bien, et je m’organise pour l’avoir au complet» -Un ancien trésorier d’une institution de formation montréalaise.

La lutte présente du mouvement étudiant au Québec, visant à faire reculer le Gouvernement de Jean Charest sur la question des augmentations des frais de scolarité de 75% en cinq ans, met en relief un très curieux paradoxe sur lequel je ne cesse de réfléchir depuis quelques jours.

Depuis les deux dernières années, peut-être davantage, l’actualité nous rapporte sur une base assez fréquente l’inquiétude grandissante de ceux que j’ai surnommé nos grands bonzes de nos finances personnelles, en ce qui attrait au taux d’endettement chronique, élevé et incontrôlable des ménages québécois. Incontrôlable à tel point que notre «bon» Gouvernement du Québec, sous l’impulsion de son Ministre des finances, Jean-Marc Fournier, est présentement en étude parlementaire dans le but de faire adopter le projet de loi 24 sur le surendettement des ménages. Imaginez-vous qu'on est tellement inquiet au Québec de l’endettement des familles qu’il est devenu impératif de voter une loi qui aura pour but, entre autre chose, d’obliger un individu à payer au minimum 5% du solde de son compte d’une carte de crédit mensuellement, lorsqu’il est incapable de payer le solde en entier.


Évidemment pas un traitre mot ni effort d'action du «bon» Gouvernement du Québec sur les taux d’intérêts, qui dans certains cas frisent les taux usuraires : mais non, les banques sont assez grandes pour y voir elles-mêmes! Mais pour le taux minimal de paiement mensuel hop, on fait grimper ça de 2 à 5%, question de s’assurer que le pauvre contribuable paye plus rapidement ces dettes en ne laissant pas trainer trop longtemps. Car voyez-vous, il paraît, que nous les pauvres contribuables, sommes de très mauvais gestionnaires de nos finances personnelles. Ça c’est ce que nous raconte l’une des deux têtes de notre bête.

***

Dans l’arsenal de l’argumentaire du Gouvernement de Jean Charest pour justifier les augmentations de frais de scolarité, de l’ordre de 75% en cinq ans faut-il le rappeler, on nous raconte  que les étudiants auront toujours le loisir de se tourner vers le régime des prêts et bourses pour «les aider» à pourvoir au financement de leurs études collégiales et universitaires.

Or, il est bien connu que les critères d’admissibilité à une bourse d’étude sont tellement discriminatoires à l’égard des familles où le revenu annuel dépasse à peine le seuil de pauvreté
(une famille de 4 par exemple où le revenu est à 60,000$ annuellement avant impôts, la bourse accordée sera  d'un gros zéro dollars), que les étudiants pouvant compter strictement sur les bourses pour être en mesure de mener à terme leurs études sont d'une très grande rareté. Que reste-t-il alors? Les prêts sont disponibles pour vous chers étudiants! Endettez-vous, c’est bon pour votre avenir!

N’est-ce pas cette même bête qui par son autre tête qui se montre morte d’inquiétudes à l’égard de l’endettement des familles québécoises, qui par  cette tête-ci encourage ces jeunes étudiants à s’endetter pour 5, 10, 15, 25 ou 30 ans pour obtenir leur diplôme et un bagage académique inestimable?

On aura tous compris que cette bête à double têtes jubile de voir la classe moyenne ainsi aller vers sa disparition par tous les moyens possibles. Car depuis avril 2003, il me semble que la cours est pleine de cas d'augmentations de tarifs de tous acabits, de privatisations lentes mais certaines de nos institutions publiques, et surtout de privilèges accordés à certains!

Et quand j’entends le ministre des finances du Québec Raymond Bachand balancer à gauche et droite que chacun doit faire sa part dans l'équilibre budgétaire, il omet de mentionner à chaque fois que l’idée même de voir les gens les mieux aisés au plan des revenus et de la richesse ne font et ne feront jamais partie de cette contribution équitable selon les moyens propres à chaque situation de  manière équitable. Car voyez-vous, il parait qu’aux yeux de l’oligarchie capitaliste et néolibérale, demander aux riches de faire leur juste part soit une transgression et un tabou épouvantable…épouvantable à l’égard des petits amis du pouvoir, n’est-ce pas?

Lorsqu'une société en est rendue à bâtir un ordre social sur d'aussi grandes injustices et de pareilles effronteries arrogantes, un simple changement de gouvernement n'est plus la solution pour espérer rétablir une équité vraie, mais seule une révolution profonde peut être en mesure de la faire.

Car avouons-le franchement, ce que l'on fait subir à la classe moyenne au Québec depuis avril 2003 est d'une violence jamais vue historiquement que je n'arrive pas à trouver d'autres termes pour la baptiser que d'une extermination économique!


Et cela n'est pas inquiétant pour les étudiants uniquement, ce l'est pour la vaste majorité des citoyens...


Normand Perry

jeudi 8 mars 2012

Un avenir bloqué dans un présent matraqué!!!


A tous les membres du Gouvernement du parti libéral du Québec.


Sachez qu'il est devenu insupportable et intolérable que nos jeunes se fassent matraquer par les forces policières de manière aussi violente que ce le fut le 7 mars à Montréal. Des forces policières au service de l'oligarchie au pouvoir, une oligarchie sur qui plane de très fortes odeurs de corruption, une corruption coûtant des milliards de dollars au Trésor public du Québec, des milliards que l'on veut ensuite reprendre des étudiants? C'est tout simplement ignoble et scandaleux! 

J'en appelle donc aux parents dont les enfants iront ou sont déjà au collégial et à l'université: nous avons le devoir d'être à leur côté et de soutenir leur lutte contre l'augmentation de frais de scolarité: car ultimement c'est de notre portefeuille que l'argent sera puisé. 

Mais au delà du facteur argent, il y a une question de gros bon sens et de justice, d'accès aux études supérieures pour tous sans discrimination de rang social ou de revenu familial. 

Il est temps que nos jeunes aient notre solidarité visible et sentie. Et il est surtout temps de démontrer à ce Gouvernement libéral que les étudiants ne sont plus désormais seuls dans leur juste lutte, nous sommes là à leur côtés.


Normand Perry
père de famille outré
philosophe et blogueur
animateur à Radio Ville-Marie


**Ce texte a été publié dans le journal Le Devoir du 14 mars 2012.

lundi 27 février 2012

Convergence ou fruit d'un pur hasard?

«Partout où le hasard semble jouer à la surface, il est toujours sous l'empire de lois internes cachées, et il ne s'agit que de les découvrir.», -Friedrich Engels, philosophe allemand.


Le chroniqueur politique (ancien député et ministre du PLC) Jean Lapierre relatait au micro de Paul Arcand (ce lundi 27 février) les doléances de certains membres d'Option nationale à propos du peu de place accordé dans les médias à ce nouveau parti politique, qui tenait samedi le 25 février son congrès de fondation à Bécancour. Monsieur Lapierre mentionne que ce nouveau parti doit faire ses preuves (électorales) pour se mériter une place équivalente aux grands partis politiques du Québec dans les médias. Soit! je veux bien en convenir. 

Mais pourrait-on me dire combien de députés la CAQ a-t-elle faite élire depuis sa création pour se mériter une place aussi démesurée dans l'espace médiatique québécois, que ce soit à TVA, dans le Journal de Montréal, à La Presse ou au 98,5? Par exemple: un gros cinq minutes au TVA de 18h et de 23h00 du samedi le 25 février, pour un point de presse offert par François Legault, comparativement à zéro seconde accordé au Congrès de fondation de Option nationale. De facto c’est très éloquent.

Aussi, pourrait-on m'éclairer sur ce mystère d'une perception grandissante d'une "convergence médiatique" d'influence sur l'électorat québécois en vue du prochain scrutin à propos de la CAQ? C'est du moins l'impression très nette qui émerge de mon analyse du tableau médiatique depuis quelques mois au Québec. Et d'aucune manière l'intégrité des journalistes et des chroniqueurs n'est questionnée ici, mais bel et bien les priorités éditoriales des grands médias d'influence du Québec.

Tout cela ne serait que du pur hasard?


De Soulanges,


Normand Perry.

samedi 28 janvier 2012

La gouvernance d'Harper et les retombées sur l'argumentaire indépendantiste.

Le gouvernement majoritaire des conservateurs et la gouvernance dictatoriale de Stephen Harper constituent en soit une véritable bénédiction pour l’argumentaire indépendantiste du Québec.

Au cours du Forum Économique réunissant les élites mondiales de l’oligarchie durant la semaine du 25 au 29 janvier 2012 à Davos, le Premier ministre canadien Stephen Harper y a lancé une offensive idéologique conservatrice sur le régime de pension du Canada à l’égard de nos aînés actuels ou en devenir.

Il faut se rappeler que la crainte de la perte du chèque de pension du Canada fut un épouvantail à moineaux que les fédéralistes ont abondamment utilisé pour faire peur aux personnes âgées au cours des deux consultations référendaires de 1980 et 1995, afin de leur arracher toute envie d’appuyer le clan indépendantiste dans notre lutte à la libération nationale du Québec, dans l’effroi de perdre ce chèque de pension.

L’annonce de Stephen Harper d’une réforme du régime de pension canadien n’annonce rien de bon à l’égard des aînés et c’est un véritable cadeau offert à l’argumentaire indépendantiste. Voilà une excellente façon de faire la démonstration que dans un Québec indépendant les aînés qui se verront traité avec égard et respect, ce que ne semble aucunement avoir le gouvernement conservateur de Stephen Harper dans son obsession idéologique.

Dans un autre ordre d’idées, le gouvernement conservateur de Stephen Harper, dans un geste unilatéral, démontrant à la fois sa toute puissance dictatoriale et son mépris de la démocratie parlementaire et des provinces canadienne sous l’égide du Conseil de la Fédération, a annoncé sa décision de réduire les augmentations du financement dans le paiement de transfert aux provinces en matière de santé. A terme cela va paver inévitablement la voie à la privatisation complète du système de santé à l’américaine. Cet état de fait vient heurter de front nos valeurs sociale-démocrates du Québec où la grande majorité de la population souhaite conserver un système de santé entièrement public. Devant cet autre mur qui s’érige devant nous, voilà un autre argument économique de taille qui va favoriser la croissance d’appuis à l’indépendance du Québec, et les leaders de la cause doivent immédiatement reprendre cette balle au bond.

Que dire du projet de loi C-10 où le ministre libéral Jean-Marc Fournier s’exclamait l’automne dernier «je ne reconnais pas le Canada que je connais dans ce genre de loi là», alors que son homologue de la Justice à Ottawa, dans le comportement dictatorial de son gouvernement, refusait toute concession dans le projet de loi en question au Québec? Il me semble qu’un tel aveu, venant de la part d’un fédéraliste québécois en dit très long sur le désarroi qui gagne présentement les rangs fédéralistes du Québec, n’est-ce pas?

Besoin est-il de rappeler les affronts qui nous viennent d’Ottawa en matière de respect du français à l’égard du Québec? On peut très bien anticiper que la hache va tomber sur le bilinguisme officiel pour des raisons de coupures budgétaires, mais on sait très bien que les royalistes de ce gouvernement conservateurs n’attendaient qu’une excuse de ce genre pour bafouer la spécificité des francophones. Bien voilà, ce sera chose faite plus tôt que tard.

Voilà plein de belles munitions toutes neuves prêtes à servir dans l’argumentaire indépendantiste. Servons-nous en quantité illimité que l’on nous présente sur un plateau en or en provenance d’Ottawa!

De Soulanges,

Normand Perry.