Henri Bergson: philosophe français, né et mort à Paris (1859-1941)

samedi 28 janvier 2012

La gouvernance d'Harper et les retombées sur l'argumentaire indépendantiste.

Le gouvernement majoritaire des conservateurs et la gouvernance dictatoriale de Stephen Harper constituent en soit une véritable bénédiction pour l’argumentaire indépendantiste du Québec.

Au cours du Forum Économique réunissant les élites mondiales de l’oligarchie durant la semaine du 25 au 29 janvier 2012 à Davos, le Premier ministre canadien Stephen Harper y a lancé une offensive idéologique conservatrice sur le régime de pension du Canada à l’égard de nos aînés actuels ou en devenir.

Il faut se rappeler que la crainte de la perte du chèque de pension du Canada fut un épouvantail à moineaux que les fédéralistes ont abondamment utilisé pour faire peur aux personnes âgées au cours des deux consultations référendaires de 1980 et 1995, afin de leur arracher toute envie d’appuyer le clan indépendantiste dans notre lutte à la libération nationale du Québec, dans l’effroi de perdre ce chèque de pension.

L’annonce de Stephen Harper d’une réforme du régime de pension canadien n’annonce rien de bon à l’égard des aînés et c’est un véritable cadeau offert à l’argumentaire indépendantiste. Voilà une excellente façon de faire la démonstration que dans un Québec indépendant les aînés qui se verront traité avec égard et respect, ce que ne semble aucunement avoir le gouvernement conservateur de Stephen Harper dans son obsession idéologique.

Dans un autre ordre d’idées, le gouvernement conservateur de Stephen Harper, dans un geste unilatéral, démontrant à la fois sa toute puissance dictatoriale et son mépris de la démocratie parlementaire et des provinces canadienne sous l’égide du Conseil de la Fédération, a annoncé sa décision de réduire les augmentations du financement dans le paiement de transfert aux provinces en matière de santé. A terme cela va paver inévitablement la voie à la privatisation complète du système de santé à l’américaine. Cet état de fait vient heurter de front nos valeurs sociale-démocrates du Québec où la grande majorité de la population souhaite conserver un système de santé entièrement public. Devant cet autre mur qui s’érige devant nous, voilà un autre argument économique de taille qui va favoriser la croissance d’appuis à l’indépendance du Québec, et les leaders de la cause doivent immédiatement reprendre cette balle au bond.

Que dire du projet de loi C-10 où le ministre libéral Jean-Marc Fournier s’exclamait l’automne dernier «je ne reconnais pas le Canada que je connais dans ce genre de loi là», alors que son homologue de la Justice à Ottawa, dans le comportement dictatorial de son gouvernement, refusait toute concession dans le projet de loi en question au Québec? Il me semble qu’un tel aveu, venant de la part d’un fédéraliste québécois en dit très long sur le désarroi qui gagne présentement les rangs fédéralistes du Québec, n’est-ce pas?

Besoin est-il de rappeler les affronts qui nous viennent d’Ottawa en matière de respect du français à l’égard du Québec? On peut très bien anticiper que la hache va tomber sur le bilinguisme officiel pour des raisons de coupures budgétaires, mais on sait très bien que les royalistes de ce gouvernement conservateurs n’attendaient qu’une excuse de ce genre pour bafouer la spécificité des francophones. Bien voilà, ce sera chose faite plus tôt que tard.

Voilà plein de belles munitions toutes neuves prêtes à servir dans l’argumentaire indépendantiste. Servons-nous en quantité illimité que l’on nous présente sur un plateau en or en provenance d’Ottawa!

De Soulanges,

Normand Perry.

jeudi 26 janvier 2012

Option nationale: proposer un plan sans ambiguïté

Annonce importante



Ceux qui me connaissent savent que mes options politiques fondamentales sont teintées par le courant philosophique humaniste et social-démocrate.

Cela se traduit par une sympathie naturelle à l'égard de Québec solidaire, l'unique formation politique de la scène québécoise à défendre et promouvoir les valeurs de gauche.

Mais pour que ces valeurs sociale-démocrates puissent être viables et fortes au Québec, le Québec se doit de devenir un pays indépendant. Les partis politiques du Québec véhiculant l'idée que nous pouvons très bien régler nos nombreux problèmes, surtout économiques, dans le statut quo constitutionnel actuel, font erreur. Erreur parce que le statut quo constitutionnel actuel signifie que l'État québécois n'a pas toute la marge de manoeuvre dont il a besoin pour faire les choix de société qui lui convienne, en raison des leviers de commandes et décisionnels qui sont situé dans un autre État, l'État canadien. Force est de constater que cet État canadien, surtout depuis l'avènement d'un gouvernement conservateur majoritaire, prend des orientations fondamentales et des choix politiques qui sont à des années lumières de nos valeurs québécoises. Même des fédéralistes du Québec commencent à s'en plaindre!

Par ailleurs, j'ai aussi acquis la conviction que l'accession à l'indépendance se doit être véhiculée par un parti politique qui en fait SA vocation même et sa raison d'être unique.

La naissance d'Option nationale, fondée par le député Jean-Martin Aussant à l'automne 2011, offre ce véhicule d'accession à l'indépendance du Québec qui est clair, sans ambiguïté et très emballant. Son fondateur, Jean-Martin Aussant, démontre un caractère d'authenticité rare de nos jours, dont la grande majorité des québécoises et québécois déplorent l'absence de la scène politique. Il déclarait à l'émission Bazzo.tv sur les ondes de Télé-Québec ce 25 janvier, "Le problème de notre démocratie présentement est que les politiciens changent leur discours pour conserver leur poste; je vois les choses inversement: je suis prêt à perdre mon poste (de député) pour garder mon discours". Si la population a son voyage de la classe politique actuelle, elle sait d'ores et déjà que le député de Nicolet-Yamaska et fondateur d'Option nationale est en politique afin de défendre et se battre pour des idées, et l'idée maîtresse à Option nationale est l'indépendance du Québec. Qu'on se le tienne pour dit!

En conséquence j'annonce publiquement que je choisi d'appuyer Option nationale, d'y devenir membre et de participer à son congrès de fondation le 25 février 2012 à Bécancour.


De Soulanges,

Normand Perry.

mardi 24 janvier 2012

Amor patriæ nostra lex

L'ancien premier ministre du Québec Bernard Landry fait publier aujourd'hui une lettre que les grands quotidiens du Québec rendent public.

Je me permet d'attirer votre attention sur deux ou trois éléments de cette lettre de Bernard Landry publié ce matin.

S'il est vrai que le débat n'est pas personnalisé à l'égard de Pauline Marois, il est tout aussi vrai que l'argumentation (la plaidoirie) n'en est pas moins très acérée.

Bernard Landry fait la nette démonstration que la "gouvernance souverainiste" de Pauline Marois va conduire le PQ, et avec lui le mouvement indépendantiste, tout droit vers un mur. Raison pour laquelle d'ailleurs les vrais indépendantistes ont déjà quitté le navire péquiste.

Se faisant, en réduisant en pièces la gouvernance souverainiste de Pauline Marois, Bernard Landry réduit à néant le leadership de cette dernière. Et si la dame a encore un peu de sens de l'honneur, elle doit démissionner sur-le-champs.

Mais à vrai dire, je ne me fais aucune illusion: Pauline Marois a un orgueil aveuglément mal placé, tant et si bien qu'elle n'a aucunement la capacité de percevoir la réalité décrite par Bernard Landry, pour un l'admettre, et de deux agir de manière conséquente et juste à l'égard de la cause.

Autrement dit, elle n'a aucunement la capacité de placer les intérêts de la patrie avant ceux du parti, et les intérêts du parti avant son propre intérêt à elle. Tout dans le comportement de Pauline Marois met en relief qu'une seule et unique chose: son ego démesuré, pour ne pas dire son nombril.

Dans cet optique d'une démission qui n'arrivera jamais, l'Option nationale fondée par Jean-Martin Aussant sera appelé à jouer ce rôle prépondérant à l'égard de l'indépendance du Québec, que le Parti québécois a désormais abandonné. Cette nouvelle formation politique né à l'automne de 2011 démontre sans l'ombre d'un doute que la patrie est notre loi (Amor patriæ nostra lex).

De Soulanges,

Normand Perry.

dimanche 8 janvier 2012

De la noirceur aux ténèbres (2 de 2)

Après une année de bouillonnement politique assez intense, que ce soit sur la scène fédérale où l'élection du 2 mai 2011 allait fournir aux conservateurs de Stephen Harper la majorité dont il rêvait depuis si longtemps pour imposer sa vision d'une autre époque à son Canada; où le Bloc québécois fut brutalement et presque éliminé de la carte électorale du Québec au profit d'un NPD ayant présenté des candidats qualifiés, pour la majorité d'entres-eux, de "poteaux" et ayant signifié du même coup une autre disparition, celle-là aucunement étonnante, le PLC. Depuis le régime quasi despote des conservateurs de Stephen Harper fournit aux Canadiens le pays dont rêvaient beaucoup d'entres-eux: à la fois royaliste, anglais, cowboys. Et le Québec dans tout ça? Plongé dans la noirceur.

Et justement au Québec. Les libéraux de Jean Charest n'ayant eu d'autre choix, finissaient par se plier à la volonté unanime de tous les acteurs de milieux importants tout comme de la population, ont déclenché la commission d'enquête que tous réclamaient depuis au moins deux ans. Pendant ce temps au PQ la descente aux enfers n'a fait que s'accentuer pour, en apparence, de multiples raisons. Les déchirements intérieurs ont amené plusieurs démissionnaires à l'Assemblée nationale du Québec à siéger comme indépendant. L'un d'entre-eux, Jean-Martin Aussant, a décidé de fonder un nouveau parti politique axé sur l'indépendance nationale du Québec: Option nationale. Un parti politique dont le programme ne semble faire aucunement dans la dentelle et l’hésitation. On y a compris que le chemin le plus rapide entre deux points est bel et bien la rectiligne. Pendant ce temps un certain François Legault parcourait le Québec pour établir les fondations de son nouveau parti politique fondé à l'automne, la CAQ, qui en fin d'année absorbait l'ADQ; mais il semble que cette prise de contrôle de l'ADQ par la CAQ ne fait pas que des heureux. Un schisme sur la droite de l'échiquier politique est à prévoir au cours des prochaines semaines.

Se croyant à l’abri des regards derrière tous ces tumultes, les pièces de l'échiquier de Jean Charest avancent lentement, mais sûrement vers leur objectif: le gaz de schiste et le Plan Nord. Sans entrer ici dans les détails, il faudra relever le niveau de prudence et d'alerte dans les médias, car les détails qui nous sont démontrés jour après jour dans un cas comme dans l'autre ne semblent annoncer rien de bon pour le bénéfice à long terme de la population du Québec.

En réfléchissant à toute cette année 2011 et en tentant de me faire une idée de ce que 2012 pourrait nous réserver, il m'est venu à l'esprit qu'un mot, un concept, une image:

LES TÉNÈBRES

Tant que le Québec sera contraint de vivre à l'intérieur de ce Canada, que de plus en plus de fédéralistes québécois ont de la misère à reconnaître comme étant le leur, les ténèbres de la droite néolibérale et archi-rétrograde planeront sur notre nation sans que nous puissions vraiment faire quoi que ce soit devant un certain je m'en foutisme anglo royal installé à Ottawa...ce sera les ténèbres sur le Québec.

Tant que le Québec sera gouverné par des gens à courtes visions temporelles sur son avenir, dépourvu de véritable projet de société (PLQ et CAQ) et que le PQ sera muselé par une direction n'ayant pas une volonté ferme et nette de faire accéder cette nation à son état normal de pays indépendant...ce sera les ténèbres sur le Québec.

Tant que le peuple québécois sera bafoué dans sa légitime défense de la langue française sur son territoire, et que le Gouvernement ne démontrera pas une volonté ferme et nette de la faire respecter...ce sera les ténèbres sur le Québec.

Tant et aussi longtemps que le peuple québécois ne sortira pas du confort des pantoufles et de l'illusion des téléréalités, du sport à la télé, des jeux et des distractions, il ne verra jamais jusqu'à ce qu'il soit plongé dedans, la misère d'une dépression économique inévitable, à moins d'un miracle à l'échelle planétaire...ce sera alors les ténèbres sur le Québec.

Tant et aussi longtemps que le peuple du Québec ne verra pas la lueur d'un avenir prometteur dans l'émergence d'un pays à faire naître ici...ce sera les ténèbres sur le Québec.

Je veux bien y croire; mais où sont les sources d'espoir?

De Soulanges, en ce 8 janvier 2012.

Normand Perry.

N.B : La première partie de cette réflexion porte sur la fin d'un monde et est disponible ici.




lundi 2 janvier 2012

Fin du monde en 2012? (1 de 2)

Le calendrier Maya prévoit, semble-t-il, la fin du monde pour le 21 décembre 2012. Au cours des dernières années, devins, astrologues, magiciens, clairvoyants et autres du même acabit, sans oublier Hollywood qui y est allé d’un film catastrophe sur cette prédiction Maya, tous se sont amusés au dépend de la crédulité de la foule pour tenter de faire concorder toutes sortes d’évènements à cette date du 21 décembre 2012. Quel but poursuit-on de parts et d’autres : vendre! Vendre des revues, des livres, des billets de cinémas. Vendre, vendre, vendre. Dans une société de surconsommation tout devient objet de marketing et de vente, tout devient motif de dépense et parfois d’endettement.

Sur ce blogue, qui débute en ce mois de janvier 2012 sa troisième année d’existence, rien n’est à vendre. Son unique objectif, comme l’en-tête l’explique si bien, est de réfléchir sur ce qui touche les grandes dimensions de l’être humain. J’entendais récemment dans un épisode d’une série télévisée que j’affectionne particulièrement, les X-Files, l’agent du FBI Fox Mulder en réplique à sa collègue et très sceptique Dana Scully: «que nous influons sur notre destin par les choix que nous faisons.» Mulder, ne croit pas au destin écrit d’avance avant notre naissance et que notre existence emprunte ce chemin par des voies invisibles et mystérieuses. Mulder a la ferme conviction que ce destin nous le fabriquons jours après jour, selon les choix que devons faire. Tel est le destin de la vie : nous avons la responsabilité de le tracer. C’est une conviction que je partage largement avec l’agent Mulder.

Le 2 janvier 2011, sur ce même blogue, je spéculais sur l’année à venir en me basant strictement sur de lourdes tendances. En effet, pour un individu qui observe l’actualité géopolitique de tous niveaux, en tenant compte de certaines données statistiques récurrentes et tenaces, se faire une idée de l’avenir à court terme est tout de même assez facile. Il ne s’agit aucunement d’un jeu de devinette, d’art divinatoire ou de voyance, il s’agit de projections.

Lorsque je sais qu’une fusée va partir d’un point X sur le globe terrestre avec tel degré d’inclinaison, je peux projeter sa trajectoire et son objectif. Ainsi ai-je pu projeter une année 2011 comme étant révolutionnaire en observant certaines tendances lourdes en différents endroits du monde dans l’actualité géopolitique de 2010.

Au fait je dois avouer que je me réjouis grandement du réveil du monde arabe face aux dictatures de plusieurs de ces pays-là, et c’est un mouvement qui est loin d’être terminé, ne pensons qu’à ce qui se passe en ce moment en Syrie. Et comment ne pas parler de cette année de révolutions sans parler du mouvement des indignés à travers le monde, surtout en Occident? Il est vrai que la faiblesse de ce mouvement réside dans le flou d’un message qu’on voulu lancer les propagandistes de chaque ville où des indignés ont campé (Madrid, Londre, New-York, Vancouver, Toronto, Montréal et des centaines d’autres villes) d’où on les a chassé en se servant des froids hivernaux comme excuses pour les protéger. Les indignés n’en représentent pas moins un message très clair à l’endroit du système capitaliste néolibéral : le réveil face aux inégalités et injustices de vos pseudos démocraties n’en est qu’à son balbutiement, ne croyez pas que vous avez gagné la partie. En 2012 il y aura une suite à ce mouvement des indignés par la force des choses, notamment une dégradation majeure de la situation économique dans le monde.

En ce 2 janvier 2012 je me permets de récidiver sur ce blogue. Interrogeons-nous d’abord sur ce que sont les tendances lourdes dans l’actualité géopolitique depuis les deux derniers trimestres.

À l’international on ne peut éviter de se demander où va nous conduire la situation économique européenne. Je dis « nous » car la zone européenne nous concerne au premier plan. Plusieurs spécialistes pensent que la monnaie commune de la zone européenne, l’Euro, coure le risque de la désintégration, si les pays de cette même zone n’arrivent pas à s’entendre et à appliquer des plans d’austérité économique afin d’éviter aux banques des faillites en cascades. Tout cela à cause de la dette souveraine à haut risque de plusieurs membres de l’Union européenne. Mais au train où vont les choses : plan d’austérité, montée en flèche du taux de chômage, décote de la note de crédit de plusieurs pays entrainant des hausses d’intérêt sur la dette de plusieurs d’entres eux déjà lourdement hypothéqués, voyez-vous vers quelle abime cela entraine l’Union européenne? Il est très difficile de croire qu’une dépression économique majeure et mondiale soit évitable. Pourquoi? Non seulement à cause du cercle vicieux dans lequel s’enferme l’Union européenne, mais à cause également de l’énorme dette américaine. Les systèmes bancaires étant étroitement inter-reliés, la contagion (et on l’a vu en 2008) se propage à une vitesse vertigineuse.

Soyons très clair : ce système capitaliste néolibéral craque de toutes parts sous nos yeux. On essaie tant bien que mal de le sauvegarder, mais il est trop tard. Le pire n’est pas derrière nous, il est devant.

La situation géopolitique internationale n’est guère plus réjouissante du côté de la diplomatie. A l’heure où j’écris ces lignes, l’Iran procède à des essaies de tirs de missiles (ayant la capacité d’atteindre des bases américaines et Israël) à partir du détroit d’Ormuz, un détroit sur lequel l’Iran menace d’imposer un blocus naval en cas de sanctions économiques plus grande à son endroit à cause de son mystérieux programme nucléaire. On sait d’autres parts qu’Israël piaffe d’impatience (moins subtilement que les Américains) à l’endroit de l’Iran et qu’elle pourrait, sans l’avis de quiconque chez ses alliées, lancer une attaque aérienne préventive sur l’Iran. On connaît par ailleurs la réticence des chinois tout autant que les russes à punir l’Iran pour son programme nucléaire, et ils s’opposent tous deux à des sanctions à l’endroit du régime des mollahs tout autant qu’à une agression armée. Additionnons à ce mélange explosif un détonateur, que l’on pourrait nommer la Syrie, où la situation pourrait dégénérer d’un moment à l’autre en un conflit régional, surtout si des armées étrangères devaient entrer à l’intérieur du pays pour chasser un gouvernement qui massacre littéralement sa population.

Lorsqu’on y pense, c’est tout le Moyen Orient qui est en instabilité.

Comment ne pas imaginer le pire des scénarios lorsque nous faisons l’équation d’une dépression mondiale majeure additionnée à ces instabilités géopolitiques? Plusieurs spécialistes osent l’évoquer du bout des lèvres, mais on pourrait s’éveiller un bon matin en pleine Troisième guerre mondiale.

Si je rejette du revers de la main les scénarios apocalyptiques du calendrier maya et des prédictions toutes aussi funestes des conteurs de bonnes aventures (voyants, astrologues et autres semblables) de la fin du monde pour 2012, j’ai cependant la conviction que nous assistons depuis 2008 à la fin d’un monde, celui des folies du capitalisme néolibéral et du mode de vie qui l’accompagne en Occident. Mais le pire des scénarios évoqués pourraient très bien être évité, si tous et chacun des êtres humains que nous sommes (et nous influons individuellement sur le cours des choses beaucoup plus que nous pourrions l’imaginer), décidions de croire comme l’agent Mulder que notre destin nous le dessinons à partir de chacune des décisions que nous effectuons de manière responsable.

Je veux y croire.

De Soulanges, en ce 2 janvier 2012.

Normand Perry.

N.B : La deuxième partie de cette réflexion sera achevé d’ici quelques jours et elle portera sur la situation au Québec et du reste du Canada.