Henri Bergson: philosophe français, né et mort à Paris (1859-1941)

samedi 25 mai 2013

Réussiront-ils à vaincre mon scepticisme?


Alors que l'attention de tous les indépendantistes est mobilisé vers le Congrès de la Convergence nationale, et ayant reçu des dizaines d'invitations pour que j'y participe, j'ai résolument pris la décision de décliner de  toutes mes forces.

Dans une lettre par courriel que j'ai envoyé personnellement à Jocelyn Desjardins et Bernard Landry cette semaine, deux amis pour qui j'ai la plus haute estime, je leur demandais: « êtes-vous en capacité d'imaginer jusqu'à quel point ai-je perdu foi dans toutes formes de collaboration ou d'entente électorale entre les partis indépendantistes? Êtes-vous en capacité d'imaginer jusqu'à quel point mon « écœurement » est lourd à l'endroit de l'éléphant dans la pièce de verre qu'est devenu la plus grande nuisance à l'indépendance du Québec qu'est le PQ actuel?

Tant que ce parti existera ou qu'il ne vivra pas une transformation profonde, la cause de l'indépendance ne fera que reculer dans l'opinion publique tant et tellement le PQ fait un dommage irréparable à la cause par sa façon actuelle de gouverner et sa façon incohérente de s'y prendre pour montrer qu'il veut emmener le Québec vers le pays, alors que tous ces actes et décisions les plus fondamentaux et importants vont exactement dans le sens contraire.

Sincèrement je vous souhaite un immense succès à ce Congrès et ses suites et tant mieux si vous réussissez à me faire mentir. Et si cela devait arriver, je vais publiquement m'humilier et le reconnaître. 

Mais je n'y crois tout simplement plus (je ne parle pas du pays, mais de toutes les tentatives d'alliances stratégiques tant que le PQ dans sa mouture présente est dans le portrait), j'en suis trop dégoûté.

Le PQ a fait une sacré belle job pour s'aliéner de telle manière un militant aussi farouche de l'indépendance que je le suis! »

Voilà ce qui m'anime intérieurement face à la question nationale présentement. J'ai acquis l'intime conviction que seul un ou de véritables miracles seront en mesure de réussir à faire travailler tous les indépendantistes ensemble et vers la même direction dans le but de remettre le projet d'indépendance sur les rails, et surtout lui faire regagner de la notoriété dans l'opinion publique. 

Mais une telle chose ne pourra se faire qu'au prix d'un grand sacrifice que personne n'ose même imaginer l'impérative nécessité en ce moment...

Normand Perry.

Ce billet est également publié sur l'une de mes tribunes suivantes:


1 commentaire:

  1. Alors que prend fin le congrès de la Convergence nationale que j'ai suivi à distance par Twitter et Facebook, je dois avouer que la moitié de mon scepticisme a été vaincu.

    On viendra à bout de l’autre moitié de ce scepticisme par le sérieux que démontreront les trois formations indépendantistes QS, ON et PQ dans le suivi de leur engagement à collaborer en toute sincérité ensemble pour que la cause du pays prennent les devants sur les intérêts partisans de chacun d'entres-eux.

    Ce qui freine chez-moi toute manifestation d'enthousiasme est l'absence de la chef du PQ à ce congrès lors de la conclusion. Pauline Marois a préférée déléguer Pascal Bérubé, et malgré quelques requêtes que j'ai fais à l'endroit du NMQ, je n'ai jamais pu savoir de qui venait à l'intérieur du PQ son engagement à collaborer sincèrement à la Convergence nationale.

    Il va falloir que les bonnes intentions de ce jour deviennent de l'action concrète de parts et d'autres dans le suivi de ces travaux qui prennent fin aujourd'hui pour convaincre l'autre moitié de scepticisme chez-moi. Lorsque j'aurais été convaincu du sérieux de cette démarche, je vais alors monter à bord du train de la Convergence. Pas avant.

    Chat échaudé craint l’eau froide, et la dernière fois a été de trop le 4 septembre 2012.

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