Henri Bergson: philosophe français, né et mort à Paris (1859-1941)

dimanche 18 août 2013

Entre le point A et le point B, la rectiligne est toujours le plus court chemin...

Pourquoi est-ce que je donne mon appui à Jean-Claude St-André


Nous apprenions, ces derniers jours que l’ancien député péquiste de l’Assomption, Jean-Claude St-André, se lançait dans la course à la chefferie d’Option nationale, un poste laissé vacant après le départ, aussi inattendu que soudain, de son chef fondateur Jean-Martin Aussant, au début de l’été 2013. Je veux saluer, par ailleurs le courage immense de Jean-Martin et son travail titanesque, dans la fondation, avec succès, de ce nouveau parti indépendantiste, surtout auprès des jeunes, de même que son discours franc, précis et clair, ainsi que le courage dont il fait preuve en faisant passer son devoir de père de famille avant toutes choses.

Mais la Terre continue de tourner, le Québec est toujours une dépendance de cette monarchie britannique qu’est redevenu le Canada sous l’archiconservateur Stephen Harper. 

Lorsque j’ai rencontré Jean-Claude St-André pour la première fois c’était en 2005, au cours des dernières semaines de la course à la chefferie du PQ. À l’époque, je m’étais déjà engagé à donner un appui inconditionnel à Louis Bernard. Après avoir fait la connaissance avec Jean-Claude St-André, je savais, dans mon for intérieur, que cet homme avait la stature d’un chef en devenir, et surtout qu’il avait une conviction très solide à l’égard de la question de l’indépendance nationale. La seule chose qu’il lui manquait à l’époque pour devenir chef et réussir à remporter une élection générale c’était la notoriété. Depuis il en a fait du chemin pour l’accroitre. 

Je dois confesser aussi, qu’à l’époque je trouvais l’approche de Jean-Claude (sur la question nationale) un peu trop directe. Jean-Claude prônait et prône toujours une accession du Québec à son statut de pays indépendant par élection. En d’autres termes, on se fait élire majoritairement comme gouvernement du Québec, puis on enclenche les procédures de l’indépendance du Québec, en débutant par une déclaration d’indépendance. En 2005, je trouvais cette approche casse-cou. Casse-cou non pas pour la question nationale elle-même, mais parce que moi j’étais quelque peu attardé par la  mentalité électoraliste du PQ. Depuis il y a eu évolution en ce qui me concerne.

Celles et ceux qui me lisent savent très bien que j’ai rejeté du revers de la main cette approche étapiste du PQ : on se fait élire par un programme de bon gouvernement, puis on attend le moment propice pour déclencher un référendum sur l’indépendance du Québec; j’ai aussi rejeté du revers de la main le PQ, qui on le voit bien en ce moment et ce, depuis septembre 2012, avec son approche de gouvernance souverainiste, nous fait tourner en rond comme un chien courant après sa queue : le PQ nous fait perdre de l’énergie, du temps et fait surtout perdre de la crédibilité à l’égard du projet même de l’indépendance avec toutes les trahisons à l’égard de ses promesses de campagnes électorales de même qu’à l’égard de ces racines profondes. 

Bien des gens ont cru que le départ de Jean-Martin Aussant allait tuer son jeune parti Option nationale. Je le craignais aussi. Mais avec l’annonce de la candidature de Jean-Claude St-André, c’est une figure de proue et un véritable leader indépendantiste sur lequel nous allons pouvoir compter pour tenir la gouverne de la question nationale dans les prochaines années, à condition qu’il soit élu à la tête d’Option nationale.

Pour la première fois dans toute l’histoire moderne de la question de l’indépendance nationale du Québec, il y aura un chef qui va proposer une approche directe de l’accession du Québec à son statut de pays indépendant. Jamais avant Jean-Claude St-André un leader aura eu le courage de proposer cette approche, jamais. Il faut l’écouter dans ce vidéo pour s’en convaincre : il n’y aura pas de « niaisage avec la puck ». Si Jean-Claude St-André devient chef à Option nationale, nous serons sur la voie de l’indépendance du Québec. Et si ça veut dire prendre plus d’une élection avant de se faire élire au Gouvernement du Québec, eh bien qu’il en soit ainsi. Personne ne pourra reprocher à Option nationale d’avoir un jeu caché derrière le dos. Option nationale propose l’accession du Québec à son statut de pays indépendant, si vous votez pour nous, c’est pour ça que vous votez. C’est clair, précis et honnête!

Avec tout ce qui s’est passé depuis 2005 (époque à laquelle je trouvais cette approche trop directe), j’ai évolué sur la manière et l’approche de l’indépendance. D’abord avec tout ce que nous avons appris à propos des tricheries du camp du NON en 1995, et nous avons assez d’éléments de preuves pour présenter une requête à l’O.N.U. pour annuler les résultats de ce référendum volé aux Québécois. Ensuite, tout ce que fait et ne fait pas le gouvernement conservateur de Stephen Harper contre le Québec. Finalement, le tournage en rond du PQ et ses multiples trahisons; j’en ai assez! Sortons de cet infâme fédération canadienne avec laquelle (et plusieurs canadiens anglais en conviennent aujourd’hui d’ailleurs) n’avons plus rien en commun. Rien ne nous empêchera par la suite d’avoir des relations économiques et diplomatiques avec le Canada, comme nous en aurons avec n’importe quel autre pays au monde lorsque le Québec sera lui-même un pays.

Pour que nos rêves et aspirations profondes puissent être possibles, il faut d’abord se donner un chef indépendantiste qui en soit véritablement un, élisons Jean-Claude St-André à la tête d’Option nationale.

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