Henri Bergson: philosophe français, né et mort à Paris (1859-1941)

jeudi 30 mai 2013

À toute rédemption un sacrifice est nécessaire.

La cause indépendantiste doit passer par une forme de rédemption pour regagner de l’appui et de la notoriété publique : qu’est-ce qui me fait dire une telle chose? La conclusion du Congrès de la Convergence nationale le 26 mai 2013 à Montréal, où visiblement une certaine forme de malaise était perceptible chez plusieurs devant l’absence d’un engagement profond et formel de la part du principal et, en apparence incontournable PQ et de sa chef, absente!

Mais qui dit rédemption, dit sacrifice (c’était d’ailleurs le sens de la dernière phrase de mon texte en lien d’avant le Congrès de la Convergence nationale).

Depuis qu’il a pris le pouvoir en septembre 2012, le PQ avec ses multiples trahisons, sa gouverne souverainiste avec balbutiement d’intention de modification de la constitution canadienne, avec une chef qui n’a jamais eu, n’a pas et n’aura jamais un jugement de la raison critique que tout chef d’État se doit d’avoir, le PQ est devenu le sacrifice que requiert la rédemption de la cause indépendantiste. Tout ce que l'on dit, tout ce que l'on fait, et tout ce que l'on ne fait pas dans ce gouvernement de Pauline Marois, fait un tort incommensurable à la notoriété de la cause de l'indépendance nationale du Québec. 

Certains se refusent de voir ce parallèle, mais plus le taux d'insatisfaction grimpe à l'égard des contre-performances de ce gouvernement Marois (à près de 70% selon une tendance ascendante dans les sondages), plus l'appui à la cause de l'indépendance a tendance à suivre un courbe descendante. Toujours selon des sondages les plus récents, l'appui à l'indépendance du Québec oscillerait actuellement autour de plus ou moins 30%. Au printemps 2005 l'appui était à 54% alors que Bernard Landry était chef du PQ.

Grimpez dans les rideaux, criez au scandale, faites toutes sortes de pirouettes : à la fin du jour, c’est devenu une vérité qui crève le regard serein de toute personne ayant le sens du réalisme, et j'en suis.

N’invoquez pas à la défense du PQ qu’il est un gouvernement minoritaire, c’est peine perdue comme argument en ce qui me concerne : ni la CAQ ni le PLQ n’étaient (et ne sont toujours pas) en position de précipiter le Québec en une élection hâtive.

Le PQ avait (et a) toujours le loisir de défendre les idées fondamentales de son programme (à la limite de l’acceptable pour une partie de la gauche de l’électorat) tout en bâtissant une véritable « fièvre » indépendantiste, surtout avec tous les dossiers du gouvernement conservateur qui nuisent carrément à tous les québécois. Mais non, une véritable stratégie de terre brûlée est pratiquée par cet infâme gouvernement, le plus médiocre de toute l’histoire de ce parti. René Lévesque doit être train de fumer 10 paquets de cigarettes par jour dans sa tombe de Sillery tellement c’est honteux à sa mémoire tout ce que fait le PQ depuis le 4 septembre 2012.

Je l’affirme avec force et vigueur : le PQ doit être sacrifié pour que la rédemption de la cause indépendantiste soit possible, sans quoi oublions-ça mes amis, s’en est fait de la nation québécoise comme pays indépendant!

Il est temps qu’un réveil brutal soit provoqué et c’est ce que je veux faire de manière ultime!

Il est minuit moins cinq, réveillons-nous en sortant de nos illusions!

Normand Perry

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samedi 25 mai 2013

Réussiront-ils à vaincre mon scepticisme?


Alors que l'attention de tous les indépendantistes est mobilisé vers le Congrès de la Convergence nationale, et ayant reçu des dizaines d'invitations pour que j'y participe, j'ai résolument pris la décision de décliner de  toutes mes forces.

Dans une lettre par courriel que j'ai envoyé personnellement à Jocelyn Desjardins et Bernard Landry cette semaine, deux amis pour qui j'ai la plus haute estime, je leur demandais: « êtes-vous en capacité d'imaginer jusqu'à quel point ai-je perdu foi dans toutes formes de collaboration ou d'entente électorale entre les partis indépendantistes? Êtes-vous en capacité d'imaginer jusqu'à quel point mon « écœurement » est lourd à l'endroit de l'éléphant dans la pièce de verre qu'est devenu la plus grande nuisance à l'indépendance du Québec qu'est le PQ actuel?

Tant que ce parti existera ou qu'il ne vivra pas une transformation profonde, la cause de l'indépendance ne fera que reculer dans l'opinion publique tant et tellement le PQ fait un dommage irréparable à la cause par sa façon actuelle de gouverner et sa façon incohérente de s'y prendre pour montrer qu'il veut emmener le Québec vers le pays, alors que tous ces actes et décisions les plus fondamentaux et importants vont exactement dans le sens contraire.

Sincèrement je vous souhaite un immense succès à ce Congrès et ses suites et tant mieux si vous réussissez à me faire mentir. Et si cela devait arriver, je vais publiquement m'humilier et le reconnaître. 

Mais je n'y crois tout simplement plus (je ne parle pas du pays, mais de toutes les tentatives d'alliances stratégiques tant que le PQ dans sa mouture présente est dans le portrait), j'en suis trop dégoûté.

Le PQ a fait une sacré belle job pour s'aliéner de telle manière un militant aussi farouche de l'indépendance que je le suis! »

Voilà ce qui m'anime intérieurement face à la question nationale présentement. J'ai acquis l'intime conviction que seul un ou de véritables miracles seront en mesure de réussir à faire travailler tous les indépendantistes ensemble et vers la même direction dans le but de remettre le projet d'indépendance sur les rails, et surtout lui faire regagner de la notoriété dans l'opinion publique. 

Mais une telle chose ne pourra se faire qu'au prix d'un grand sacrifice que personne n'ose même imaginer l'impérative nécessité en ce moment...

Normand Perry.

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lundi 20 mai 2013

Je deviens critique de film d'un jour...


Photo: George Spigot's blog
Critique du film Star Trek: Into Darkness 
(Star Trek: Vers les ténèbres)

Sachant que l'histoire de ce film allait tourner autour de Khan Noonien Singh, je me suis dit qu'il me fallait me remettre en tête ce personnage important de l'histoire de Star Trek.

Alors dans les jours ayant précédés ma sortie au cinéma, j'ai revue l'épisode "Space Seed" de la première saison de la série originale de Star Trek. Puis le film Star Trek: The Wrath of Khan. Je ne pouvais terminer cette préparation sans revoir le premier film de J.J. Abrams projeté en salle en mai 2009, juste question de me remettre en tête les nouveaux acteurs personnifiant les Kirk, Spock, McCoy et cie.

Quoique la nouvelle histoire proposée par J.J. Abrams tourne autour du personnage de Khan, Abrams en fait quelque chose d'étonnant et d'inattendu.

Quoique ma préparation à ce nouveau film ne soit aucunement une nécessité pour le comprendre, il permet cependant une profondeur dans la compréhension qui échappera à un nouveau "trekkie".

Ce film est à voir absolument pour plusieurs raisons: l'excellence de l'histoire et de ces rebondissements; l'excellence des effets visuels et sonores aussi. Notre prix d'entrée est largement rétribué par ce que nous voyons et entendons, notamment la musique originale par Michael Giacchino et le rappel des thèmes familiers qui furent légués par Alexander Courage et Jerry Goldsmith.

Je me permets cependant quelques petits bémols:

1- Le jeu des acteurs laisse parfois sur notre appétit, malgré quelques moments drôle des jeux scéniques.

2- A quelques endroits du film on a nettement l'impression de copier-coller de quelques citations légendaires de Star Trek. Je me permets de dire à J.J. Abrams la chose suivante: quand à repartir à neuf une toute nouvelle affaire dans Star Trek (l'intention de son premier film), les emprunts de citations à ce que nous connaissons d'avant auraient pu faire place à plus de créativité.

Tout en me gardant de dévoiler quoi que ce soit sur l'intrigue du film Star Trek: Into Darkness ou de sa conclusion, elle laisse cependant entendre qu'une nouvelle série télévisée Star Trek est peut-être en préparation, puisqu'il est clairement fait mention de "la mission de cinq ans" de l'Enterprise, que l'on retrouvait dans le générique d'ouverture de la série originale dictée par le capitaine Kirk.

Je me permets de terminer cette critique en énumérant mon ordre de préférence de tous les films Star Trek ayant été faits à ce jour. Jusqu'à ce matin, le premier de ma liste était Star Trek: The Wrath of Khan. Mais ce n’est plus le cas :

12- Star Trek Nemesis (2002)

D'un simple mordu de Star Trek (séries et films),

Normand Perry.

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- Le Globe
- Le Huffington Post Québec

samedi 11 mai 2013

Un gouvernement lamentablement médiocre!


Stéphane Bergeron, ministre de la sécurité publique du Québec.
Photo: Gouvernement du Québec.

Quelques médias rapportaient ces derniers jours que le ministre de la sécurité publique du Québec, Stéphane Bergeron, rejette catégoriquement de l'ensemble des critiques à l'égard de son « comité » d'enquête sur le printemps érable... hum!

Et si on effectuait ensemble un petit voyage dans le temps monsieur Bergeron : comment était l’attitude de Jean Charest était alors que tout le Québec lui réclamait une commission d'enquête publique sur la construction et le financement des partis politiques il n’y a pas si longtemps il me semble? Entêté, obstiné, orgueilleux et acculé aux pieds du mur, et pendant deux ans il s'est endurci dans une position intenable... et que je sache il était vertement critiqué par le PQ. Ça ne vous dit rien j’imagine?

En quoi votre réaction de rejet se différencie-t-elle, en substance, de cette attitude?

Il faut lancer une commission d'enquête publique avec un mandat clair et circoncis sur le printemps érable sans quoi le taux d'insatisfaction à l'égard de votre gouvernement va dépasser les presque 70% (et vous n'y êtes pas très loin) de celui du PLQ alors au pouvoir. Votre « comité » fantôme actuel ne plait à personne, ni du côté étudiants qui réclament plus de transparence et un mandat mieux définit, ni du côté policiers (3 syndicats à date ayant annoncé un boycott de ce comité par manque de transparence) et des partis de l’Opposition qui eux vous taxes de chercher à vouloir faire retomber le blâme de ce printemps érable sur le PLQ, alors que je vous reproche monsieur Bergeron d’être complaisant au PLQ! Et dans l’ensemble de tous les intervenants qui contestent votre « comité » fantôme nous retrouvons un mélange tout azimut d’arguments contre ce comité flasque et insignifiant!

Mais qu'avez-vous pour l'amour du ciel au PQ à passer votre temps à vous tirer dans le pied depuis le 4 septembre tout sciant la branche sur laquelle vous êtes assis?

C'est lamentablement médiocre votre performance en tant que Gouvernement du Québec! Lamentable! Comment expliquer autrement avoir presque atteint les 70% d'insatisfaction populaire en un temps record (moins d'un an) autrement que par cette médiocrité?

Normand Perry.

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- Le Globe
- Le Huffington Post Québec
- Vigile