Henri Bergson: philosophe français, né et mort à Paris (1859-1941)

mercredi 20 avril 2011

Prix du pétrole: un carburant efficace de récessions...

L'appétit vorace des pétrolières vont être à la source d'une série de répercussions en chaîne, et qui vont mener avec certitude vers une nouvelle récession, voire pire, une dépression économique. On peut la prévoir pour l'automne 2011, sinon l'hiver 2011-12.

En 2008 c'est exactement ce scénario qui s'est produit. La plupart des récessions depuis le milieu du XXe siècle ont été précédé à quelques mois de distances d'une flambée des prix du pétrole. Pourquoi 2011 ferait-elle exception à cette tendance?

Puisque tout est transporté ou à peu près par des véhicules alimentés au pétrole, les augmentations des prix du pétrole sont refilés des transporteurs aux clients. Ces clients là refilent la facture aux consommateurs, qui eux, ayant déjà subi l’impact direct de l'augmentation des prix du pétrole pour ces propres déplacements, doivent le subir doublement et peut-être davantage encore.

Puis d'enchainement à enchainement le taux d'inflation va en croissance, et pour combattre l'inflation la Banque du Canada va augmenter son taux directeur, indiquant du même souffle aux banques canadiennes d’augmenter leur taux d’intérêt aux consommateurs.

Qui va encore payer plus cher? Toujours le consommateur à qui on enlève de plus en plus de marge de manœuvre, consommateur qui curieusement, ne voit jamais son revenu augmenter en proportion égale à ce jeu de dominos. La logique mathématique est implacable: le consommateur n'ayant plus de marge de manœuvre n'injecte plus de dollars neuf dans l'économie, qui elle va stagner et le cycle récessionnel reprend ces droits. Par surcroît nous assistons et vivons l’extinction de la classe moyenne purement et simplement. Mais quel joli portrait, n'est-ce pas?

Puisque l’industrie pétrolière a un impact très lourd sur l'ensemble de l'économie locale, nationale et mondiale, elle ne doit plus être laissé à elle-même. Ces propres règles se révélant être la loi de la jungle, il faut imposer des contrôles sur cette industrie et si les joueurs refusent de s'y soumettre, qu'on la nationalise. Mot et concept abject de la droite néolibérale, certes, mais un remède de cheval nécessaire aux maux engendrés par celle-ci.

Sans quoi nous nous enfoncerons dans un cercle infernal et sans fin de récessions infinies. Qui viendra me prouver le contraire chiffres et graphiques à l'appui?


De Soulanges, en ce 20 avril 2011,


Normand Perry

lundi 11 avril 2011

Parfois avoir honte de ses origines anglaises...

Ce fut le cas dimanche soir dernier (le 10 avril 2011) alors que Guy A. Lepage recevait à TOUT LE MONDE EN PARLE Harley Morenstein et Sterling Toth, animateurs d’une série « culinaire » Epic Meal Time sur le web.

Je vous le dis, les restaurants de type rapide (McDonald, Harveys et Burger King de ce monde) sont des anges par rapport à ce que l’on propose à Epic Meal Time. Je vais prendre le moins pire des mets qui furent évoqués hier pour illustrer mon propos : un sous-marin d’une soixantaine de centimètres de longueur, on y aligne cinq à six saucisses à hot-dog, on y ajoute une poutine avec beaucoup de sauce, puis vient le sirop d’érable et une garniture de bacon en prime. Vous vous imaginez le nombre de calories d’une seule bouchée de cet infâme sandwich? Moi qui n’a rien d’un végétarien ou végétalien, j’avais les hauts le de cœur en voyant le type de recette qu’on propose à Epic Meal Time. Si vous décidez d’aller voir leur site web, je recommande de le faire alors que l’estomac est vide.

Mais il y a eu plus que cela pour me fâcher. Ces deux individus, originaires comme ils le disent du « West Island » de Montréal, ont répondu aux questions françaises de l’animateur en anglais seulement. Deux jeunes dans la trentaine s’ils y sont, nés et installés au Québec depuis toujours, répondent qu’en anglais à l’animateur.

Soyons clairs : lorsqu’une émission de télé francophone reçoit des invités de l’extérieur du Québec et qu’ils ne s’expriment pas en français, je suis d’une très grande tolérance en un cas semblable pour une entrevue avec réponses traduites simultanément. Mais lorsque nous recevons à des micros francophones du Québec des gens nés et ayant grandi au Québec et qu’ils ne peuvent pas dire un seul mot dans la langue de la nation québécoise, là j’ai des fusibles qui sautent dans mon esprit!

Regardez bien la chose suivante : PERRY. Est-ce que ça sonne français ce nom-là? Mes ancêtres venus des Îles anglo-normandes de Jersey ont adopté le français comme langue dès la première génération au début des années 1800, donc après la conquête anglaise. Question de respect à l’égard de la majorité d’accueil et d’accommodement pour la vie quotidienne, j’imagine. Puis, mes recherches m’ont fait découvrir que le nom Perry (ou Perree) a été répertorié une première fois dans la région du Hampshire en Angleterre autour de la période de la conquête des Normands vers 1060. Donc, du côté paternel mes origines n’ont rien de Françaises.

Du côté maternel : FETHERSTON. C’est un nom écossais. La majorité des Écossais vivant ici ont comme langue maternelle l’anglais et plusieurs font des efforts louables pour s’exprimer dans la langue nationale des Québécois, le français.

A quoi je veux en venir : moi descendant d’anglais et d’écossais, comment pourrais-je être fier de mes origines lorsque j’entends des gens, plus jeunes que moi par surcroît, s’exprimer publiquement en anglais seulement, alors qu’ils sont nés ici, qu’ils ont grandi ici et travaillent ici au Québec? Ces jeunes hommes (à TLMP) ont eu un environnement optimal pour qu’ils puissent avoir tous les outils nécessaires pour s’exprimer dans leur langue seconde au Québec, le français.

En plus d’être bilingue français-anglais, ma curiosité m’a amené à m’initier à six autres langues. Cette curiosité en plus de me faire apprendre des langues étrangères, m’a ouvert l’esprit à des dizaines et dizaines de cultures exotiques dans le monde.

Et une chose est très claire dans mon esprit : si un jour je décide de m’établir en Italie, en Russie, au Japon ou en Allemagne, alors je vais perfectionner la langue nationale du pays d’accueil pour parler adéquatement avec les gens vivant dans ce pays : l’italien, le russe, le japonais ou l’allemand. Question de respect, d’accommodement et de courtoisie.

Moi, descendant d’Anglo écossais vivant au Québec, ayant pour la langue première par principe et par amour le français, parce que la langue nationale des Québécois est le français, j’affirme ne m’en sentir aucunement diminué, je ne sens aucun mépris à mon égard pour cette raison, et en plus j’ai le loisir de m’amuser avec d’autres langues par pur plaisir.

Quand va-t-on se mettre ça dans la tête une fois pour toutes qu’au Québec la langue de la majorité est le français? Et que parler dans l’espace public avec les gens de la majorité dans leur langue n’est qu’une simple question de respect et de courtoisie?

Et vous québécois de descendance francophone, n’est-il pas temps de vous tenir debout courageusement sur le sol de votre nation et de vous affirmer en cessant de plier l’échine au moindre son de n’importe quelle autre langue en exprimant avec dignité toutes les beautés de la langue de Molière?

De Soulanges en ce 11 avril 2011,

Normand Perry

Un fier héritier le la langue de Molière!

samedi 9 avril 2011

Triumvirat

Selon ce que nous pouvons comprendre dans cette projection de sièges publiée dans Le Devoir de ce matin, les conservateurs de Stephen Harper se dirigent tout droit vers une majorité.

(Hey, what is going on out there in the ROC? Can't you realize this PCC is going to lead your country to the most retrograde government since ever?)

Pompée et Crassus (qui se détestaient) sous le regard manipulateur de Caïus Julius Cesar et pour son intérêt, ont formé ce fameux triumvirat romain pour occuper la charge de proconsul afin de contrer les plans machiavéliques de leurs adversaires et la plus grande "gloire" de Rome.

Duceppe, Layton et Ignatieff doivent former un triumvirat national afin de barrer la route à Harper dès MAINTENANT. Tout comme le triumvirat romain, nos trois compères doivent faire preuve de réalisme pratique: il devient évident qu'ils ne peuvent remporter l'élection isolément. Ils doivent proposer aux électeurs la seule alternative qui leur soit viable et bénéfique.

Allez messieurs, réveillez-vous avant que nous nous retrouvions tous dans un cauchemar épouvantable. Une coalition et ça presse!!!!

De Soulanges en ce 9 avril 2011

Normand Perry

mercredi 6 avril 2011

Le Mouvement Desjardins coopératif ? Mon oeil!

La présidente de Desjardins est en porte-à-faux par rapport aux principes fondateurs du mouvement fondé par Alphonse du même nom (et il doit bien s'en retourner dans sa tombe le pauvre homme). L'entrevue que madame Leroux livrait à RDI Économie ce 6 avril avec Gérald Fillion, démontre une présidente complètement déconnectée de sa base (une vraie politicienne à la langue de bois), refusant de répondre aux questions du journaliste en détournant le propos, et ayant une attitude obstinée frisant l'arrogance. On est tellement heurté qu'on en conclut que l'heure est peut-être venue de fonder un vrai mouvement coopératif, s'inspirant des idées d'Alphonse Desjardins.

Et attendez d'autres surprises s'en viennent bientôt pour les membres du Mouvement Desjardins: celles et ceux ayant une carte de crédit Visa Desjardins particulièrement. Madame Leroux annonçait récemment l'augmentation du paiement minimal mensuel à 5% dans un grand souci d'éducation économique des familles du Québec. Wow!

Si tous les émetteurs de carte de crédit augmentaient leur paiement minimum à 5%, est-ce que madame Leroux a une idée précise de l'impact que pourrait avoir une telle politique sur l'économie réelle?

Cette décision de madame Leroux d'il y a une dizaine de jours à ce propos risque de jeter bien des familles à la rue dont les soldes de cartes indiquent des montants supérieurs à 10,000$ (ce qui représente un paiement minimal mensuel de 500$). Ce qui ne fait aucun sens!

On a beau s'alarmer du taux d'endettement des familles au Québec, mais ce n'est pas en les poussant à la faillite qu'on va résorber le problème, au contraire, les institutions financières se rendront alors responsable d'une véritable dépression économique.

Si madame Leroux veut véritablement aider les familles du Québec qui "souffrent" d'endettement chronique et aiguë, la première chose logique qui doit être faite pour les aider à payer leurs soldes rapidement serait d'abaisser les taux d'intérêt en deçà de 10%

Mais non, il faut "syphonner" le bon peuple qui n'a plus de voix au Québec pour crier son désarrois devant autant de rapaces du capitalisme sauvage et aveugle partout, même au sein du seul mouvement coopératif crédible, dont on pouvait jusqu'à récemment encore être fier. Au diable c'est fini ce temps là!

De Soulanges en ce 6 avril 2011

Normand Perry