Henri Bergson: philosophe français, né et mort à Paris (1859-1941)

lundi 24 mai 2010

Le hasard existe-t-il ?

Dans un interview accordé au magazine Le Point publié le 20 mai dernier, le poète et penseur du "tout-monde" Edouard Glissant exprime quelques idées curieuses à propos de la connaissance humaine.


L'un des lieux de débats privilégié de la philosophie contemporaine est bien celui du monde de la connaissance chez l'être humain. Edouard Glissant stipule que le "Le hasard est une donnée de la connaissance" dit-il. Il en réfère à une expérience vécue lors de la rédaction d'une anthologie qu'il vient de publier.

Sur le site
Facebook de Philosophie magazine, j'ai sauté à pieds joints dans un débat lancé par le magazine en lançant une affirmation sans équivoque: "le hasard n'existe pas". Il s'en est suivi des échanges très émotifs entre divers intervenants dont votre humble serviteur.

Albert Einstein s'est opposé à l'idée du hasard à une certaine époque, voulant ainsi contrer la théorie de la mécanique quantique de son ami et physicien Niels Bohr. L'Histoire démontre qu'Einstein a fait erreur en se basant sur des prémisses scientifiques infondées. Cependant, la mécanique quantique ne prouve aucunement l'existence du hasard en tant que tel au plan scientifique.

Au plan philosophique le débat reste tout aussi ouvert: comment peut-on admettre l'idée de l'existence du hasard ? Pour moi cette question porte en elle des corollaires par rapport à la question de l'existence ou non du non-être, une question ayant passionnée les philosophes de l'Antiquité tout aussi bien qu'à plusieurs époques ultérieures.

Certains prétendent qu'il s'agit d'une équation à plusieurs inconnus. Mais une équation à plusieurs inconnus c'est de l'algèbre, donc aucune commune mesure avec l'idée du hasard. D'autres tentent de définir le hasard de la manière suivante: lorsqu'un fait surgit de nulle part de manière inattendue et que le sujet en a point connaissance au préalable, il s'agit d'un évènement provoqué par le hasard. Encore ici Aristote oppose à ce concept subjectiviste celui du réalisme: la réalité EST lorsque le sujet est en présence de son objet. Cependant, l'objet EST de manière indépendante de son sujet tout comme le sujet l'est par rapport à l'objet. Ma position est une opposition très ferme à ce ou ces concept(s) du hasard: ma position s'appuie sur le réalisme aristotélicien. Ce à quoi le sens commun attribue l'étiquette de "hasard", il faudrait plutôt parler de coïncidence.
Le terme coïncidence tel que définie dans la logique formelle, il n'y a donc aucune mesure de ce que le sens commun attribue au hasard.


Le hasard est une machination de l'esprit, une utopie et de la pure futilité!





Normand Perry
Région de Soulanges
En ce 24 mai 2010, 14h50

mercredi 19 mai 2010

Un glorieux centenaire ?

À nos joueurs du
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Chers joueurs du Canadien.


Après avoir eu une saison en dents de scie et ayant réussi à vous qualifier pour les séries éliminatoires par la peau des dents, vous y êtes arrivé tout en laissant un certain scepticisme, quant à vos chances de réussites, auprès de la presse sportive montréalaise et une bonne partie de votre audience chez vos partisans.


Joueurs du Canadiens de Montréal, vous êtes devenu l’équipe cendrillon des séries éliminatoires de la Coupe Stanley édition 2010 : vous devez vous convaincre que vous êtes les meilleurs. Vous avez d’abord éliminé les champions de la saison régulière, les Capitals de Washington. Puis contre toute attente, les champions de la Coupe Stanley édition 2009 furent à leur tour éliminé grâce à votre talent, votre combattivité et le surpassement en effort de chacun de vous tous de manière collective.


Mais là après deux défaites par blanchissage par les Flyers de Philadelphie nous ne reconnaissons plus l’équipe ayant brisé tous les scepticismes des deux premières rondes des séries éliminatoires actuelles.


Ce n’est pas une question de talent, ce n’est pas une question de cohésion collective non plus : vous venez de prouvez aux journalistes, partisans et partout dans le circuit de la LNH que vous pouvez vous surpasser. Les deux prochains matchs à domicile messieurs est l’occasion d’entrer en vous-mêmes et de puiser de cette force qui vous a animé contre les Caps et les Pinguins et de faire d’une seule bouchée des Flyers. Rappelez-vous le niveau de confiance qui vous animait tous au septième match contre les Pinguins et vous saurez à l’intérieur de chacun d’entre-vous que avez la capacité de faire la même chose et même mieux : vous qualifier pour la grande finale de la Coupe Stanley. Ne serait-ce pas le plus beau cadeau que vous pourriez offrir à vos partisans et à la fierté québécoise : une vingt-cinquième coupe pour clôturer cette année centenaire de la sainte Flanelle ?


De Soulanges au Québec


Normand Perry

En ce mercredi 19 mai 2010, 12h01 pm

samedi 15 mai 2010

Décadence démocratique

De manière très exceptionnelle aujourd'hui, je vais mettre en relief le texte récent d'une journaliste, Josée Legault, ayant exprimé les sentiments d'une grande majorité à l'égard de la classe politique au Québec, plus particulièrement du PLQ de Jean Charest. Dans une émission radiophonique diffusée à la Première chaîne de la SRC samedi le 8 mai 2010, madame Legault évoquait la colère grondante et bien sentie dans la population québécoise, particulièrement lorsque les gens du public l'abordent au marché, à la pharmacie ou autre endroit du genre, pour lui exprimer cette colère en des mots tellement crus que l'on ose guère les rapporter dans les médias. C'est d'ailleurs ce passage à la radio le 8 mai qui fut l'élément déclencheur de mon billet du même jour sur mon propre blogue.

Je vais placer en lien (à la fin de mon billet) ce texte qu'elle publiait cette semaine sur son blogue le 12 mai 2010. Ma volonté est d'inviter mon lectorat à entamer, par cette lecture et avec moi par la suite, une réflexion sur la décadence démocratique dont nous sommes à la fois les témoins et les victimes en tant que citoyens. A terme mon intention est démontrer la nécessité de jeter un regard studieux sur certains principes nous ayant été légué par certains penseurs en cette matière: Aristote, Platon, Cicéron, l'empereur romain Marc-Aurèle et beaucoup d'autres encore. Si certain d'entre-vous y perçoivent une opération visant à démontrer la nécessité de l'instauration d'un régime républicain au Québec, je vous dit maintenant que vous visez juste.

Avant d'y parvenir il faudra trouver un moyen de débarrasser le paysage politique québécois actuel des éléments à l'égard de qui de très graves allégations pèsent, et par incidence font peser sur la société québécoise un désabusement et une indifférence qui leur sont (aux présumés manipulateurs), dans les circonstances, très profitable. Mais qu'on ne s'y trompe guère: un jour ou l'autre il faudra bien rendre des comptes: la sagesse en effet tout comme l'histoire d'ailleurs démontrent que des intérêts gagnés de manières indus finissent toujours un jour ou l'autre par coûter plus cher à ce qu'il fut nécessaire en efforts pour les obtenir. Il ne suffit de lire l'histoire de certaines révolutions dans le monde pour s'en convaincre.


samedi 8 mai 2010

Vox populi....vox Dei !

Le cynisme est un prétexte à de l’inaction…selon Lucien Bouchard.

Il parait en effet que le cynisme serait largement le prétexte pour ne rien faire selon les dires de l'ancien premier ministre du Québec, tel qu’il l’exprimait en conclusion d’une entrevue livrée dans un quotidien québécois bien connu. Vraiment ? Que devrions-nous en penser du cynisme de la population devant les allégations de corruption en provenance de Québec ces jours-ci?

D’abord j’ai acquis la certitude cette semaine que la phase du cynisme est largement dépassée dans l’esprit d’au moins 80% de la population au Québec actuellement. Il règne dans la population un grondement profond, une colère très vive, un état d’esprit pouvant conduire à une révolte populaire susceptible d'éclater à la moindre étincelle. C’est ça qu’on ose qualifier de prétexte à de l’inaction?

Toutes les allégations rapportées par les journalistes et les membres de l’opposition de l’Assemblée nationale du Québec, additionnées aux faits véridiques apparaissant maintenant en pleine lumière (tout ce qui fut écrit et dit concernant l’ancien ministre Tomassi et ayant conduit à son expulsion du caucus du PLQ) tendent à démontrer une corruption largement rependue dans ce gouvernement. De fragile qu’était la légitimité du gouvernement du PLQ il y a quelques semaines à peine, on peut maintenant affirmer qu’il n’y a plus de cette légitimité dans l’opinion publique, tous les sondages publiés depuis environs un mois l’expriment de manière constate et sans équivoque surtout. Si Lucien Bouchard ose qualifier ce cynisme de la population comme étant un prétexte à de l’inaction, on voit que l’inaction est bel et bien située du côté de l’entêtement de Jean Charest dans son refus obstiné à instituer une commission d’enquête publique sur le financement du PLQ, non?

De deux choses l’une : ou bien le premier ministre Jean Charest accepte d’instituer une commission d’enquête publique sur le financement du PLQ pour démontrer que ce parti n’a rien à se reprocher (et les faits tout comme les allégations pèsent actuellement lourdement en faveur de la thèse contraire), ou bien ce gouvernement remet sa démission au Lieutenant-gouverneur du Québec : c’est la croisée des chemins qui se présente devant eux présentement, et j’ai l’intime conviction d’exprimer tout haut ce qu’environs 80% de la population pense actuellement au Québec. Vox populi...vox Dei!

Et continuons notre cynisme actif!


De Soulanges au Québec : Normand Perry
En ce samedi 8 mai 2010, 11h15