Henri Bergson: philosophe français, né et mort à Paris (1859-1941)

samedi 30 janvier 2010

L’avènement d’un capitalisme humanisé ?

Ou l'émergence d'un nouveau paradigme

A cours de la semaine qui se termine, il s’est tenu à Davos en Suisse le 40e Forum mondial économique revêtant un caractère tout particulier, alors que la planète entière est toujours engourdie par la crise économique, consécutive de la crise financière de l’automne de 2008 et qui aurait pu, n’eut été l’intervention massive des États dans le système financier et économique, nous conduire tout droit vers une dépression aussi grave que celle vécu consécutivement au Krach boursier d’octobre de 1929.

Pourtant il ne faudrait pas se méprendre sur le devenir de la reprise économique mondiale très embryonnaire et très timide, tout de même observé par les analystes économiques. La crise vient de nous livrer de sérieuses mises en garde, et si nous ne savons pas en tirer des leçons de sagesse appropriées cet embryon de reprise pourrait très bien ne jamais aboutir, à moyen et long terme, à la forte croissance économique soutenue que plusieurs espèrent pour très bientôt. Et pourquoi ?

La réponse à cette question fut livrée lors du discours inaugural du Forum par le président de la République française, Nicolas Sarkozy. Il vaut la peine de porter attention à ce qu’il dit (dans ces quelques extraits laissés ici sur Youtube) pour comprendre l’importance des réformes nécessaires et appelées de tous ces vœux par le président français. Le même jour à Washington, le président des États-Unis d’Amérique livrait au Congrès américain son premier discours sur l’état de la nation, où il a clairement signifié aux acteurs de Wall-Street et aux grands banquiers son intention de poursuivre son plan d’action nécessaire à ce vent de réforme sur le monde du capitalisme financier, où les banquiers ont été les premiers à avoir crié à l’aide au moment où tout le système s’est effondré par leur propre faute à l’automne 2008. Aujourd’hui ces banquiers ne montrent aucun signe d’une prise de conscience face à leurs comportements irresponsables ayant conduit à la crise financière. Au contraire, tous semblent reprendre le cours soit disant normal ne changeant en rien ces comportements irresponsables voir immoraux uniquement guidés par l’appât du gain à court terme. Barak Obama sait que l’avenir d’une nation toute entière et du monde ne peuvent en aucune manière se baser sur de telles avidités.

Il faut garder à l’esprit que ce qui s’est passé cette semaine, tant à Davos qu’à Washington est d’une importance fondamentale pour le relèvement de l’économie réelle, celle que nous vivons quotidiennement, lorsque nous nous rendons chaque matin au travail, faisons nos emplettes, nos transactions bancaires, lorsque nous payons nos comptes, faisons le plein d’essence etc. Chaque geste posé dans cette économie réelle a ses antécédents influençant chacune de nos décisions financières et économiques, et ces décisions-là concrétisées par nos gestes ont des répercussions et des influences dans cette économie réelle et chacun de ses acteurs, puisqu’eux aussi prennent des décisions de même nature que les nôtres avec des influences et des retombées. Ainsi tourne la roue de l’économie.

L’élément clé guidant notre présente réflexion vient du passage suivant du discours de Nicolas Sarkozy : « Ne pas tirer des événements que nous avons connus il y a un an, la conclusion qu’il nous faut changer profondément, alors que si nous ne changions pas, nous serions irresponsables. Cette crise, n’est pas seulement une crise mondiale, cette crise n’est pas une crise dans la mondialisation, cette crise est une crise de la mondialisation ». Deux éléments de ce segment à mettre en relief : 1) changement profond; 2) crise de la mondialisation.

Lorsque Nicolas Sarkozy prononce ce discours, il est important de savoir que l’auditoire se trouvant devant lui est essentiellement composé de plusieurs de ses homologues de la planète, mais aussi des acteurs du monde financier et des lobbys de tous acabits. Lorsque l’idée de changement profond est emmenée par le président français, dont le président américain fera écho plus tard en soirée dans son discours au congrès américain, les deux hommes ont en tête des changements d’ordre législatifs relatif au fonctionnement de la finance nationale et internationale, au monde bancaire et aux jeux de la spéculation boursière. Obama et Sarkozy voient juste et leurs idées vont faire leur chemin.

Mais la vision des deux hommes seraient incomplète si les changements profonds évoqués ne s’adressent d’abord et avant tout aux fondements philosophiques régissant le système capitaliste mondial actuel. De là le deuxième élément que nous mettions en relief plutôt, celui évoquant la crise de la mondialisation. Ces deux éléments ont un principe en commun ayant causé la perte du capitalisme actuel et de manière subséquente la mondialisation : la finalité du système financier.

Rappelons-nous les grands chantres de mondialisation naissante au milieu des années 1980 qui de concert et à l’unisson ont tous vanté les vertus du néolibéralisme économique (Ronald Reagan, Margaret Tatcher, Brian Murloney entre autres) en jetant les bases d’un système financier et économique libéré de l’interventionnisme des États et où les grandes entreprises transnationales allaient devenir à la fois les régulateurs et les acteurs, en commençant par dérèglementer le système financier lui-même bien sûr.

Lorsque la chute du mur de Berlin est survenue en 1989 et presque immédiatement après l’effondrement de l’Union soviétique et des pays satellitaires, les chantres du néolibéralisme économique ont tous appelé l’avènement d’un nouvel ordre mondial, bien sûr apprêté à la sauce néolibérale. Dès lors la catastrophe que nous vivons tous depuis l’automne 2008 était prévisible dans un échéancier de plus ou moins vingt-cinq ans. On ne peut être juge et partie en même temps sans devenir l’artisan de sa propre perte à plus ou moins brève échéance et c’est ce qui est advenu de la mondialisation, du moins telle qu’imaginée et élaborée par les chantres du milieu des années 1980.

Là où Nicolas Sarkozy a fondamentalement raison est lorsqu’il déclare que nous serions irresponsables de ne pas apporter les changements profonds que la crise actuelle met en lumière. Pour être en mesure d’apporter des changements profonds et durables au plan législatif visant à réguler les marchés financiers et bancaires de l’externe par les gouvernements, il faut d’abord élaborer de nouveaux fondements, un nouveau paradigme.

La finalité du système financier qui vient de s’effondrer était le profit à tout prix et toujours plus en plus de profit, à très court terme, sans égard aux lendemains et sans aucune forme de moralité et d’éthique. Pourquoi en était-il ainsi? Tout simplement parce que l’être humain avait disparu des écrans radars et des fondements de la finance internationale. La finance actuelle a pour finalité la finance elle-même et c’est précisément là où est son talon d’Achille.

Que doit alors être la finalité de la finance? L’être humain lui-même. Si la personne humaine et sa dignité sont placées à la base et au sommet de la finalité du système financier, alors sa dynamique changera nécessairement, son fonctionnement changera, sa réglementation apparaîtra comme normale et l’intervention des États dans le système financier sera alors perçue comme nécessaire. L’erreur du néolibéralisme est d’avoir occulté la personne humaine et sa dignité du système financier mondial. L’une des grandes leçons évoquée par le président Sarkozy tout autant que le président Obama est que nous devons jamais perdre de vue que la finance internationale et l’économie ont pour seule finalité de servir l’être humain. En d’autres termes, la finance et l’économie ne sont pas et ne doivent jamais être une fin en soit, mais des moyens et des outils visant le développement équitable des individus peuplant les nations.

Strictement en élaborant ce paradigme nouveau, nous aurons alors non seulement la base nécessaire pour développer des législations appropriés au système financier international, mais nous auront fait d’une pierre deux coups en jetant les bases d’un véritable développement de la richesse servant équitablement chacun et chacune des personnes vivant en ce monde, et par ricochet un développement des nations de manière tout aussi équitable. Pourquoi ne pas rêver d’un monde meilleur et plus juste à la lumière de ces deux importants discours de cette semaine?

Normand Perry
Les Coteaux
Samedi, le 30 janvier 2010 19h00

samedi 23 janvier 2010

Des frissons et une profonde admiration.

Ensemble pour Haïti



Comme beaucoup d'autres ce vendredi soir 22 janvier 2010, je croyais important de porter attention à ce téléton Ensemble pour Haïti, issu de la volonté de la communauté des artistes au Québec, tout comme de l'effort dépourvue de toute forme de rivalité des grands diffuseurs télévisuels québécois, de plusieurs stations de radio et des médias écrits, afin de permettre à tous au Québec et en même temps, de faire un "effort de guerre" sans précédent, permettant aux secours d'arriver rapidement en d'Haïti.

Je dois avouer candidement que des émotions fortes et des frissons ont souvent pris le dessus sur la raison durant cette diffusion, constatant jusqu'à quel point la nature humaine peut avoir de cette capacité, en des occasions trop rares malheureusement, de pouvoir montrer une générosité solidaire très forte, très fraternelle et très humaine. On sentait littéralement un courant passer hier chez les artistes, chez les bénévoles recevant les dons de nos concitoyens et chez les animateurs. Ce même sentiment était perceptible du côté du téléton
Hope for Haïti organisé par George Clooney aux États-Unis aux mêmes heures ce vendredi soir. Les médias rapportent aujourd'hui que les montants amassés sont très substantiels, et le peuple haïtien peut maintenant compter sur un espoir fondé pour qu'il puisse enfin avoir une vie un peu plus civilisé et humaine.

Il faut cependant garder vivement à l'esprit que ce n'est qu'un début de reconstruction là-bas, l'ONU tout comme divers gouvernements coordonnent leurs efforts pour que la reconstruction du pays puisse se faire avec des assises solides. Garder vivement à l'esprit veut dire également que les caméras du monde finiront tôt ou tard par porter leurs objectifs sur d'autres drames humains, pendant qu'en Haïti tout sera à bâtir pour un peuple ayant déjà beaucoup souffert, mais dont la fierté et la piété profonde, permettent à tous les survivants de se donner l'énergie nécessaire pour espérer de meilleurs jours. Pour nourrir cet espoir, il n'en tient qu'à nous ici, dans l'hémisphère nord du continent, où le confort de nos cités et le mode de vie est très enviable, malgré tous les inconvénients consécutif à la crise économique alors que nous avons plus ce qu'il faut pour conserver et améliorer notre sort, de poursuivre cet élan de générosité solidaire, sans nécessairement attendre l'organisation d'autres télétons à déploiement médiatique exceptionnel.

Les organismes suivant attendent en tout temps un don substantiel de notre part:


Ce texte est également disponible sur Vigile. Dès la semaine prochaine mon blog va reprendre son cours normal de réflexions et de recherche du sens des choses.


Normand Perry
Les Coteaux
En ce samedi 23 janvier 2010

samedi 16 janvier 2010

La réalité, bien terre à terre.

Il y a de ces jours où les événements forcent à l'action plutôt qu'à la réflexion en profondeur. Les dizaines et dizaines de reportages sur un seul et même thème dans un média national suffisent en effet à émouvoir les entrailles pour se rendre compte que le monde de la réalité, et excusez le pléonasme, bien réel, appel justement à de l'action concrète.

On ne peut évoquer le sens du réel sans avoir en arrière pensée Aristote. En effet, contrairement à son maître Platon, pour qui l'idée se génère de manière spontanée, innée disait-il, son disciple Aristote lui, prétend avec conviction que l'idée naît de la rencontre du sujet avec son objet: "rien dans l'intellect qui n'ait d'abord passé par les sens" dit-il. D'ailleurs, lorsque l'on observe la fresque de l'École d'Athène (au bas de cette page), représentant la grande majorité des philosophes grecs de l'Antiquité, au centre nous voyons justement Platon pointant de son doigt le monde des Idées (symbolisé par le ciel) et Aristote pointant la terre ferme, démontrant ainsi que le seul réel provoque la génération d'idée chez le sujet qui en fait sa rencontre.

Cette terre ferme au cours de la semaine qui se termine fut pour le peuple d'Haïti quelque chose de dévastateur, éprouvant et tragique. Cette rencontre du réel pourtant fatale à ce peuple des Caraïbes, provoque partout dans monde l'émoi et la compassion, l'action en aide internationale, rarement de l'indifférence (comment pourrait-on d'ailleurs demeurer de glace face à un destin aussi tragique pour le peuple haïtien) et malheureusement des réflexions déplacées, voire carrément stupide du genre "une malédiction divine s'acharne sur ce peuple d'Haïti" entendu d'ailleurs par un ancien candidat républicain à la Maison Blanche et de quelques-uns ici au Québec, que l'écrivain Dany Laferrière à tôt fait de rabrouer avec raison d'ailleurs.

Certains, croyants ou non, posent cette question du rôle du divin en de tels événements "comment votre Dieu peut-il laisser faire de telles choses?" disent les uns, et "voici la punition de Dieu à cause de x-y-z comportement de certains peuples" disent d'autres encore. Du moment où l'on pose la question de Dieu, peu importe les circonstances, il faudrait avoir une meilleure idée de ce dont on parle, non? Par définition métaphysique Dieu "est". Par définition théologique judéo-chrétienne ce Dieu révélé "est amour". S'il est dès lors question d'un Dieu d'amour, cette notion vient mettre en relief un autre concept important, autant pour les philosophes que pour les théologiens, celui de la liberté. Si ce Dieu est amour, il laisse événements cosmiques et l’action des humains se produire dans une liberté véritable. Comment en effet Dieu pourrait-il être amour si les événements étaient conduits de sa main divine à tout instant? Imaginons un seul instant que Dieu soit à l'œuvre dans l'Histoire du monde comme acteur principal : où serait alors la liberté des individus si chère à nos démocraties modernes? Et comment les femmes, les hommes et les enfants seraient-ils en capacité de développer cet amour "
agape" si Dieu était là à intervenir à tout instant dans nos vies respectives? Non, ce Dieu qui "est" (c'est d'ailleurs le nom qu'on lui désigne dans la langue hébraïque "Yahwe" qui veut dire "Je suis celui qui est") invite par sa manière d'être l'humanité à entrer dans cet amour "agape". Si la personne humaine n'avait pas la liberté de répondre par oui ou non à cet appel, comment alors pourrait-on parler d'un Dieu qui est amour? Ainsi en est-il des événements: ils se produisent librement, que ces événements soient heureux ou qu'ils le soient moins, et s'il n'en n'étaient pas ainsi, le concept de souveraineté des nations et des individus serait d'une absurdité totale.

Au terme de cette réflexion, on ne peut s'empêcher de faire appel à la générosité de chacune et chacun face aux scènes de désolation en provenance d'Haïti. Il ne s'agit pas de charité comme le clame Dany Laferrière, mais du gros bon sens. À l'heure où sont rédigées ces lignes, les secours ont peine à s'organiser sur place, et une nation entière est à rebâtir. Mais avant de penser même à rebâtir, il y a des morts à enterrer au plus vite avant que des épidémies de choléra se répandent dans la population, il y a des soins d'urgence à prodiguer, il y a de l'eau, de la nourriture et des vêtements à acheminer là-bas. La tâche est incommensurablement immense. Pourtant, en exerçant chacun de nous, de manière libre et souveraine, des actions émanant du gros bons sens, nous pouvons de manière solidaire accélérer l'acheminement et l'organisation des secours. Médecins sans frontières et La Croix-Rouge attendent un geste de solidarité de nous tous, de manière réel et bien terre à terre.

Ce texte est également en ligne sur Vigile.

Normand Perry
Les Coteaux, en ce samedi 16 janvier 2010.

dimanche 10 janvier 2010

La crise financière à l'origine de la récession, vraiment ?

Le texte suivant est également publié à Vigile



Depuis le Krach boursier de l’automne 2008, suivi de très près par la récession mondiale, que l’on croit derrière nous à tort peut-être, plusieurs spécialistes en font deux événements liés et consécutifs l’un à l’autre.

En fait, le Krach boursier de l’automne 2008 et la faillite de plusieurs banques américaines, tout comme de nombreuses grandes entreprises (GM par exemple), sont des événements en cascades ayant une logique dans leur déroulement consécutif.

Ces événements en cascades apparaissent logiquement comme étant à la source de la récession mondiale débutée en décembre 2008. Comment peut-on être si certain d’une telle chose, alors que l’économie semble être une science ayant une aussi grande précision que la météo?

La crise financière fut certainement un élément important ayant favorisé l’avènement de la récession. Mais, la cause immédiate et directe de la récession mondiale est ailleurs.

D’abord on doit s’interroger sur ce qu’est une récession. C’est un ralentissement économique (diminution du PIB pour deux trimestres consécutifs selon la définition classique). Ce ralentissement économique, en gros, est surtout attribuable à l’amincissement du pouvoir économique des consommateurs. En d’autres termes, les gens ont moins d’argent pour faire tourner l’économie.

Alors si on admet cette définition de la récession, on doit nécessairement s’interroger sur certaines choses.

Avant l’automne 2008, que s’est-il passé ici et ailleurs dans le monde au plan économique? Une forte augmentation du coût du panier d’épicerie, entre autres, et une crise alimentaire sans précédent dans plusieurs régions du monde, crise faut-il le rappeler, surtout causé par une augmentation fulgurante du prix de certaines denrées de base, comme les céréales, le riz, le cacao etc. Le panier d’épicerie ne fut pas le seul à avoir connu une augmentation importante à cette époque, plusieurs produits et services ont eu à subir des augmentations substantielles que ce soit ici ou ailleurs dans le monde. Il ne faudrait pas omettre le rôle insidieux joué par la spéculation boursière à l'égard des denrées alimentaires également dans ce constat. La crise financière et le Krach boursier ne furent que des éléments secondaires ayant créés l’avènement cette récession. Si on peut se permettre une analogie : ce sont des éléments d’une bombe entièrement assemblée et prête à être déclenché. Il ne manque que le détonateur.

Le transport des marchandises et le coût de l’énergie sont en cause : en effet, le coût des transports des marchandises ont connu un bon important, essentiellement attribuable à l’augmentation en flèche du baril de pétrole d’une part (ayant frisé les 150$ US), et des prix de l’essence à la pompe d’autre part (près de 1.50 $ le litre). La cause directe et immédiate de la récession mondiale présente ne se trouve pas ailleurs. Le détonateur évoqué dans le paragraphe précédent vient d’être identifié.

Il est tout de même assez curieux, n’est-ce pas, lorsque nous portons attentions aux analystes économiques dans nos médias, que presque jamais le lien ne soit fait entre les prix de l’énergie (le pétrole en l’occurrence) et la récession mondiale présente. Autre curiosité : depuis que la récession s’est installée, les prix du pétrole se maintiennent de manière assez stable autour de 70-75 $ US le baril et autour de .99 $ le litre d’essence, pure coïncidence?

Pourquoi donc les médias ne parlent jamais de ces choses-là, pourtant si simple à analyser et à comprendre? Il faudrait se demander où sont les acteurs (individus ou groupes) ayant intérêts à ne pas voir la loupe ainsi placée sur la cause immédiate de la récession?

Selon cette même logique, on peut en conclure que toute reprise économique sera nécessairement tributaire des prix des cours du pétrole et du prix de l’essence à la pompe : plus les prix auront tendance à augmenter, plus la reprise économique aura du plomb dans l’aile au point de l’hypothéquer, l’annuler ou la faire régresser à l’état de récession. S’il n’y a que les acteurs du secteur pétrolier pour s’emplir les poches de profits astronomiques, il est tout à fait normal de voir le consommateur ordinaire (la grande majorité) de ne pouvoir faire tourner l’économie dans les autres secteurs en l’absence d’argent dont on le prive.

Qu’attendent alors les instances internationales et les États pour réglementer ce secteur si sensible à l’économie mondiale, une véritable dépression?

samedi 9 janvier 2010

Un lancement

Un outil aussi facile d'utilisation et d'accès offert en gratuité sur le Web qu'est le blog, devient à partir de ce jour un outil privilégié de diffusion au pamphlétaire que je suis devenu au fil des ans, depuis l'obtention de mon diplôme universitaire en philosophie au milieu des années '90.

La vocation fondamentale du philosophe est d'être un chercheur ardent de vérité en toutes choses. Que ce soit par des réflexions mûries ou spontanées, analytiques, critiques ou pamphlétaires. Observant les phénomènes de société, l'actualité politique, la scène internationale, les problèmes éthiques, bref tout devient objet de l'angle philosophique, dans la recherche du sens des choses.

C'est donc un peu mon journal de bord philosophique que je mets aujourd'hui à la disposition de n'importe quel lecteur du Web, d'où qu'il provienne au sein de la francophonie internationale. Bonne lecture.