Henri Bergson: philosophe français, né et mort à Paris (1859-1941)

samedi 22 mars 2014

Lorsque l'heure est grave, il faut envisager l'improbable.

Je trouve qu'à cette étape-ci de la campagne électorale, ni le PQ, ni QS n'ont intérêt commun à se lancer toutes sortes d'invectives par les réseaux sociaux sur la question nationale.

La perspective de l'élection d'un gouvernement libéral répugne à ma raison, soyons clair, et à la raison de la grande majorité des indépendantistes du Québec, j'en suis convaincu.

À cette étape-ci de la campagne, il est trop tard pour convaincre des militants de QS de joindre les rangs du PQ pour espérer remporter la majorité le 7 avril, et inversement, la chose est peine perdue également.

Cependant la perspective d'un gouvernement libéral majoritaire, elle, est une menace bien réelle, et il faut prendre les moyens de la combattre.

Par un appel au vote stratégique? Certainement pas.

J'ai invité un député-ministre du PQ à entreprendre du travail de coulisse, avec les gens de son entourage au PQ ayant l'esprit ouvert, pour des négociations avec des gens de la direction de QS, et ce, dans le but de concéder, immédiatement, de part et d'autre, des circonscriptions à l'autre parti où les chances d'élire un député est la plus réelle. Le fera-t-il? Il n'a de compte à rendre à qui que ce soit en cette matière, il ne me reste que l'espoir pour qu'il arrive à faire la prise de conscience nécessaire dans les circonstances présentes.

Autrement dit, chacun devra accepter, autant à QS qu'au PQ, de retirer des candidats respectifs, et ce, dans le but de former un gouvernement de coalition. Nous n'avons plus le choix de l'envisager ainsi, sous cet angle, si nous ne voulons pas être forcés de vivre quatre années d'un gouvernement libéral majoritaire. 

Si je me restreins, intellectuellement parlant, à me faire à l'idée d'une telle coalition gouvernementale, c'est que l'heure est grave. Je suis conscient que cela va demander des concessions idéologiques, pour un certain temps à QS, et l'inverse est semblable au PQ. Et puisque le PQ est le plus grand, en termes d'expériences au gouvernement et en nombres d'adhérents, pourquoi ne ferait-il pas preuve d'humilité en effectuant les premiers pas, en offrant d'emblée quelque chose d'intéressant pour fin de discussions à QS?

Je me suis décollé le nez de l'arbre pour avoir un regard clair sur l'horizon au 7 avril, je sais que plusieurs péquistes ont la capacité d'en faire autant. L'heure est venue pour tous les souverainistes du Québec, peu importe la bannière où ils logent, de faire passer les intérêts de la patrie avant ceux du parti.

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