Henri Bergson: philosophe français, né et mort à Paris (1859-1941)

lundi 17 mars 2014

Terminus.

Peu importe le programme électoral que j'examine au Québec présentement, il y a des choses qui sont contraire à mes valeurs, partout et dans tous les programmes: de gauche à droite, de bas en haut tout comme en diagonale.

La seule chose que je veux vraiment avoir est un pays et cela ne figure nul part dans les propositions de la campagne électorale actuelle. Et je ne veux rien savoir de la constitution de 1982!


Et puisque nous sommes "pogné" dans un système politique archaïque, où il est impossible de choisir un élu législatif qui n'est pas obligatoirement membre de l'exécutif au gouvernement, et vice versa, je m'autoproclame donc athée politique, parce que je ne veux plus rien savoir d'un système qui t'oblige à voter contre tes principes les plus fondamentaux et tes valeurs les plus chères.


Ça fait que je décroche de cet archaïsme pour officiellement joindre le rang des cyniques de la politique québécoise.


Et ne me demandez pas quel pour parti je vais voter, car je ne le sais plus, et si je prend une décision un jour, avant le 7 avril, de faire un choix, je ne le dirais plus jamais à personne, car au Québec, on semble avoir bien de la misère à respecter la conscience d'autrui en cette matière.


C'est supposé être l'un des fondement de notre démocratie!


En réalité, la démocratie au Québec, au vrai sens grec du terme, elle n'existe plus. Nous assistons à du grand théâtre où le citoyen n'est qu'un pauvre spectateur impuissant face à son destin collectif. C'est ça la triste histoire du Québec en termes de vie démocratique: une vie collective où le citoyen n'a plus aucune emprise sur celle-ci. Plus aucune.


J'en ai assez de me faire quêter mon vote par des gens qui ne cherche que du pouvoir comme une fin en soit, et non comme un moyen pour mettre en oeuvre un projet de société qui fait rêver! Il n'y a plus rien d'inspirant et d'emballant dans la politique québécoise. J'ai mon voyage, au revoir, terminus.

4 commentaires:

  1. Bien d'accord avec toi, Normand. Ce système est vicié dans sa fondation même. On jette n'importe quoi dans la fournaise pour obtenir le pouvoir et les valeurs les plus importantes ne sont que des combustibles... comme dans ces films où, lors d'une poursuite, les protagonistes jettent le mobilier du train au feu pour alimenter la locomotive... Et nous sommes, hélas, ce mobilier, combustible du pouvoir.
    Yves Roberge

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  2. Salut Normand ! Moi, ça fait un bout que j'en ai ras le pompon et les réseaux sociaux ne font qu'exacerber le ridicule de la situation en ces temps de campagne électorale.

    Nous sommes tous des personnes intelligentes (ou à peu près ;) ), ça je le sais. Mais je n'en reviens pas de ceux qui continuent à jouer allègrement le jeu des partis politiques à chaque fois. Et je t'avoue en toute franchise et amitié que ça m'a beaucoup déçue de voir qu'à un moment donné tu endossais à 100 milles à l'heure QS : que tu sois revenu à de « meilleurs sentiments » me fait un bien énorme !

    Le ridicule de la situation c'est que peut-être le véritable, le SEUL enjeu devrait être d'avoir enfin une réforme du mode de scrutin (ex. : la proportionnelle, le système alternatif, etc.) au lieu de jouer à la chaise musicale aux quatre ans ! Des « si tu votes pas de même, c'est le parti X ou Y qui va prendre le pouvoir, c'est ça tu veux ? » Je crois entendre des relents des menaces fédéralistes lors des deux référendums et aussi des manœuvres, des subterfuges même pas subtils de manipulation avec ce désir effronté de vouloir jouer dans la peur des autres. Sortant de la bouche d'indépendantistes, c'est horrifiant !

    Moi en tout cas, j'en ai plus que soupé ! C'est pourquoi je vais voter Parti Nul. Si y a pas de candidat du Parti Nul dans ma circonscription, je vote Parti SansParti. Si y a pas de candidat du Parti SansParti, j'annule mon vote.

    Chus totalement écœurée, j'en vomis plutôt, qu'on me prenne pour une valise. J'ai fermé mon compte Facebook parce que je ne voyais plus l'utilité de m'en servir. Je songe maintenant à fermer mon compte Twitter tellement les « mon parti est plus fort que le tien » me donnent la nausée. Si je ne le ferme pas ce compte, je pense bien l'ignorer ou très peu m'en servir et ne l'ouvrir pour vrai qu'après les élections !

    Ça me déchire le cœur de voir que l'électeur québécois est pris en otage à chaque maudite élection et, surtout, qu'il y en a qui sautent allègrement dans le wagon et tape du tambour pour Parti X ou Y, sans question, les yeux farmés ben durs et qui perpétuent cet esclavage. On nous sert un succédané, voire un fac-similé de démocratie et y en a qui n'y voient que du feu et sont heureux d'y participer.

    Pour en revenir au SEUL véritable enjeu qui devrait occuper et préoccuper les partis, je parle encore de la réforme du mode de scrutin ici, ça reviendrait à des promesses électorales et dans le fond, on sait tous ce que le PQ avec sa girouette Marois et le corrompu PLQ en font des promesses électorales. On ne peut que s'imaginer ce que feraient les autres partis de leurs promesses une fois au pouvoir : j'ose croire que ce serait du quatre trente sous pour une piastre. Donc, on est cuit, peu importe où on va...

    Faque that's it ! Humanity is doomed !

    Moi je ne joue plus à ce jeu-là. Aucun jeu est amusant quand tout est déjà décidé d'avance, surtout quand c'est moi le dindon de la farce.

    Fuck la politique !

    - Diane MacGueurle

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  3. Ce sentiment de résignation je le connais bien... Et peu importe comment nous y arrivons nous allons avoir besoin de tout les services qu'une ville demande tellement je sens que nous sommes nombreux. Je ne cherche pas un pays mais j'aimerais que le Québec soit plus autonome. L'indépendance pour moi c'est un état d'âme... Comme pour le bonheur... l'Indépendance ne se calcule pas, c'est un état d'âme intrinsèquement lié à l'autonomie.

    M. Gaëtan-Daniel Drolet

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